Charleroi est jumelée à Donetsk, dans la région autoproclamée indépendante d'Ukraine: "On n'a jamais réussi à tenir contact avec eux, ni en 2012, ni en 2019"

Point historique et rappels des liens entre la ville belge et la ville ukrainienne, autoproclamée indépendante en 2014.

Charleroi est jumelée à Donetsk, dans la région autoproclamée indépendante d'Ukraine: "On n'a jamais réussi à tenir contact avec eux, ni en 2012, ni en 2019"
©AFP

Charleroi et Donetsk, en Ukraine, sont jumelées depuis 1983. Des liens tissés depuis 1966 entre ces deux villes industrielles bâties sur l'exploitation du charbon et du métal ont amené, historiquement, à la signature de ce protocole il y a 38 ans. Mais s'il y a eu des échanges d'étudiants de 15 à 18 ans, qui venaient notamment dans la région de Charleroi approfondir leur français, découvrir les lieux culturels carolos et vivre en famille d'accueil, rien depuis de longues années : "Quand Anthony Dufrane est devenu échevin en 2012, il a essayé de renouer des contacts avec Donetsk, sans succès. Quand Laurence Leclercq a repris la compétence en 2019, elle a également tenté de renouer les liens avec Donetsk, sans recevoir aucune réponse", indique le cabinet de l'échevine en charge des Relations Internationales de la Ville de Charleroi.

Il y a 2.800 km, par route, entre Charleroi (200.000 habitants) et Donetsk (900.000 habitants). L'idée des jumelages, on le rappelle avec un pincement au cœur, est arrivée après la Deuxième Guerre Mondiale pour "contribuer à ramener la paix sur le continent". Il ne s'agit pas d'accords politiques, mais d'échanges culturels populaires. Ces échanges sont interrompus depuis près de 10 ans.

L'oblast (subsidivision administrative) de Donetsk, dans l'Est de l'Ukraine, est au moment d'écrire ces lignes un champ de bataille. En 2014, les forces séparatistes pro-russes ont autoproclamé leur indépendance, et l'armée ukrainienne les combat depuis lors. Cette semaine, le président russe Vladimir Putin a unilatéralement reconnu leur indépendance, et a envoyé des forces armées russes sur place pour

"assurer la paix"

, alors que le reste du territoire est bombardé depuis la nuit du 23 au 24 février. Une partie de la population russophone de Donetsk a été évacuée en direction de la Russie il y a quelques jours.

En 2012, Oleksandr Lukyanchenko, alors bourgmestre de Donetsk, est venu à Charleroi où il s'est entretenu son homologue belge. Deux ans plus tard, en Ukraine, Oleksandr Lukyanchenko a fui sa ville quand les séparatistes se sont insurgés. Particularité du personnage, d'après Wikipédia, et qui peut éclairer partiellement sur la situation russophone dans l'Est de l'Ukraine: ce bourgmestre d'une ville ukrainienne ne parle pas ukrainien, uniquement russe.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be