Mohammed détourne plus de 16.000 euros à son voisin pour les dépenser dans les jeux de hasard

Le quadragénaire a profité de l'accès aux comptes de son voisin sur son téléphone pour puiser dans les économies.

Mohammed détourne plus de 16.000 euros à son voisin pour les dépenser dans les jeux de hasard
©D.R.

C'est une forte addiction aux jeux de hasard remontant à 2019 qui est à l'origine du comportement déviant de Mohammed. Ce dernier a commis diverses fraudes informatiques sur le compte bancaire de Jean, son voisin. Pourtant, entre les voisins, il n'y avait aucune animosité. Non, au contraire, c'était plutôt la relation idéale dans le quartier. "Il véhiculait la victime, son épouse lui lavait et repassait même les linges ou cuisinait à quelques reprises pour l'homme retraité", confirme d'ailleurs Me Donatangelo, l'avocat de Mohammed.


Pour résumer le dossier, on peut dire que c'est l'occasion qui a fait le larron. Jean avait sollicité l'aide de son voisin pour gérer son application bancaire mobile. Technologie qui comporte pas mal de difficultés, surtout pour une personne âgée. Mohammed a donc profité pour puiser dans les économies de son voisin pour, au final, obtenir 16.669 euros. Le tout, en l'espace de quelques mois ! L'argent volé a été intégralement dépensé dans les jeux de hasard, addiction du prévenu, à l'époque. "Aujourd'hui, je ne joue plus. Je n'ai rien fait pour arrêter, mais c'était facile à l'époque de jouer puisque c'était sur mon téléphone", précise Mohammed.

La bonne collaboration du prévenu

Sans difficulté, Mohammed est en aveu de la fraude informatique. Et le père de famille de 5 enfants entend bien rembourser jusqu'au dernier centime sa victime.

"Je lui rembourse tous les mois. Parfois c'est 200 euros, parfois 150 euros."

Selon la partie civile, Jean a déjà pu récupérer environ 3.000 euros. De remboursement, il en a été question lorsque le parquet a proposé une médiation pénale pour clore ce dossier. Ce qui aurait permis à Mohammed de ne pas être cité à comparaître devant le tribunal correctionnel. "

Mais la procédure a été mise en échec, non pas à cause du prévenu, mais parce que la victime n'était pas satisfaite de la proposition de remboursement de 100 euros par mois du prévenu",

nuance le substitut Bury. Ce dernier, qui se félicite du bon comportement de Mohammed, lui suggère la mise en place d'un sursis probatoire à titre de sanction, avec pour unique condition de poursuivre le remboursement du préjudice.

Ce à quoi la défense ne s'oppose pas. Jugement pour le 24 juin.

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