Deux Carolos au visage qui fait vendre

Jacky Druaux et Antoine Vandenberghe se replongent dans leurs faits d’armes publicitaires…

Seb.G.
Deux Carolos au visage qui fait vendre

Pour les Carolos, ce sont deux des cofondateurs de la troupe Cabaret 2000 et du théâtre Marignan, qui va vivre sa cinquième saison ; pour le reste de la francophonie, ce sont deux visages qui ne cessent d’apparaître sur les petits écrans. Jacky Druaux et Antoine Vandenberghe acceptent de se replonger dans quelques souvenirs de tournage.

Jacky, Antoine, comment cela a démarré cette carrière internationale dans la pub ?

Jacky Druaux : Avant même Internet, je déposais mes photos dans les castings ; elles ont commencé à circuler, j’ai été appelé une fois, deux fois, puis quand on entre dans le système, on est classé comme comédien de pub. Je crois qu’Antoine et moi sommes castés pour nos visages et nos expressions faciales.

Antoine Vandenberghe : En Belgique, il y a peu d’agences artistiques, elles sont toutes à Bruxelles, elles gèrent les fictions, les séries comme les pubs. Selon les contacts et les affinités, on se retrouve embarqué dans cette aventure.

Est-ce vrai que la pub ça rapporte ?

AV : C’est un milieu qui a changé mais, oui, il y a de l’argent qui circule. Proportionnellement, je dirais que tourner un spot publicitaire, c’est le même salaire que quatre ou cinq jours de tournage d’une série télévisée.

Pensez-vous que certaines de vos campagnes de pubs ont marqué le public ?

JD : C’est sûr, le rôle du boulanger qui vend une célèbre barre chocolatée italienne à Jo-Wilfried Tsonga, j’ai fait ça il y a plus de dix ans et on m’en parle encore.

AV : Pour un groupe français de mutuelle, sponsor d’une équipe du Tour de France, j’étais dans un groupe d’amis cyclistes, j’étais celui habillé tout en jaune et le surnom du Poussin m’a suivi un certain temps. J’ai fait aussi Monsieur Tuc ; j’étais dans un gros costume du célèbre biscuit salé et je n’arrivais pas à passer une porte, ça aussi, j’en ai longtemps eu des échos.

Avez-vous des souvenirs de tournage assez inattendus ?

JD : On l’a dit, les budgets pour les campagnes de pub ne sont plus les mêmes qu’il y a quelques décennies. Mais, en 1995, je suis parti tourner en Afrique du Sud, pour une marque de fromage frais à tartiner. J’ai passé cinq jours dans de merveilleux paysages, près de la ville du Cap. Et une anecdote que je n’oublierai jamais, c’est que ladite marque avait fait venir une styliste de l’image, spécialement d’Angleterre, pour s’assurer que le fromage était étalé correctement sur la tartine et que la marque des dents dans la tartine était optimale (rires).

Cela dit, au-delà du Marignan et du monde publicitaire, vous prenez part aussi, parfois à des tournage de fiction…

Aussi (rires). Là, c’est d’ailleurs tout frais, je vais participer à la prochaine saison d’Ennemi public.

JD : Récemment, j’ai tourné dans la série Barakî et j’ai eu un tournage assez intense pour Les Rivières pourpres, où mon personnage se fait torturer pendant quatre jours. Mais, un souvenir tout aussi marquant, c’est quand j’ai été casté, en 2018, dans The Happy Prince, un biopic autour d’Oscar Wilde. Je me suis retrouvé à jouer des scènes avec Colin Firth.

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