Déjà condamné pour des coups et blessures, Jonathan recommence sur sa compagne et sur l'amant de cette dernière

À l'audience, ce lundi matin, le père de famille jure pourtant ne pas avoir le moindre problème de violence.

L. C.
Déjà condamné pour des coups et blessures, Jonathan recommence sur sa compagne et sur l'amant de cette dernière
©PEXELS It's Me Neosiam

Pour Jonathan, trentenaire, c'est bien à cause de circonstances particulières qu'il a été amené à asséner des coups et blessures à deux personnes en l'espace de quelques mois. Le tout, alors qu'il avait obtenu un sursis de 3 ans en 2019 pour avoir mis « deux gifles à quelqu'un », précise-t-il.

Comme évoqué plus haut, le couple formé en 2021 par Dimitri et sa compagne et mère de ses quatre enfants a battu de l'aile durant plusieurs semaines. En cause ? Une relation extra-conjugale de la compagne avec un autre homme. Relation dont Jonathan a eu connaissance en apercevant une photo de l'amant dans le GSM de sa moitié. Le 1er mai, sur le parking de l'IMTR de Loverval, le prévenu est suspecté d'avoir frappé l'amant. Prévention vivement contestée. « Je ne l'ai pas frappé. Il y a eu une discussion, on s'est gueulé dessus, oui. Mais il n'y a jamais eu de coups. » Détail étonnant : Jonathan avait reconnu avoir porté « une baffe » sur la victime.

Des rapports scolaires très inquiétants

Sept mois plus tard, Jonathan admet bien avoir lancé un GSM au visage de sa compagne. Cette dernière, présente à l'audience, a souhaité se constituer partie civile. Non pas pour réclamer un quelconque dommage, mais bien pour affirmer au tribunal que tout va pour le mieux au sein du foyer familial. « Je ne pense pas qu'il ait lancé volontairement le GSM. J'avais bien dit que je ne voulais pas porter plainte. Notre but est que tout aille pour le mieux, qu'on élève nos enfants ensemble. On a commencé une thérapie de couple et lui a entamé une thérapie individuelle. »

Pour la substitute Pied, cette volonté de camoufler la problématique de violence de Jonathan est irritante. D'autant plus que selon plusieurs rapports scolaires, la situation à la maison est très compliquée pour les trois enfants du couple. Eux aussi subissent la violence du prévenu. « Ils parlent tous les trois de violence au sein du ménage. Maman reçoit des coups, qu'ils disent. Un autre enfant dit qu'il reçoit des rames en évoquant des claques qui font très très mal. Tout cela est inquiétant », confie le parquet. La compagne elle-même confirmait aussi avoir déjà subi des violences verbales ou physiques.

Une peine de 15 mois de prison est requise contre Jonathan. Me Hoc, à la défense, plaide une mesure de sursis pour ne pas ruiner tous les efforts accomplis par le couple depuis décembre dernier.

Jugement pour le 12 septembre.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be