Une drôle de relation entre Cengiz et certains policiers: "Tu es fort parce que vous êtes à quinze, on verra quand tu seras seul"

Trois faits d'outrages à agents et une scène de menaces verbales sont reprochés au prévenu.

Une drôle de relation entre Cengiz et certains policiers: "Tu es fort parce que vous êtes à quinze, on verra quand tu seras seul"
©D.R.

À l'approche des grandes vacances d'été, il est désormais acquis qu'on ne verra nullement Cengiz et les policiers en train de siroter un cocktail sur une plage. À plusieurs reprises en 2019, les contacts entre la police et Cengiz ont été des plus houleux. En l'espace de trois mois, il est reproché trois scènes d'outrages à l'homme qui fut au moment des faits placé sous mandat d'arrêt dans le cadre d'un dossier à l'instruction.

La première confrontation a eu lieu le 4 avril 2019. Une perquisition est menée au point de chute de Cengiz. Selon ce dernier, l'attitude d'un des policiers envers ses cheveux a mis le feu aux poudres. « Il m'a tiré les cheveux, car à l'époque j'avais de longs cheveux et il s'y est suspendu. Je l'ai donc appelé Tarzan », explique le prévenu. Pour le parquet, Cengiz s'est emporté et a également menacé le même agent. « Toi, ta gueule, baltringue. Tu as touché mes cheveux, je vais te démolir. Tu es fort parce que vous êtes à quinze. Mais quand tu seras seul, tu te chieras dessus », cite le substitut Daniel.

Une première perquisition en janvier 2019

Six jours plus tard, nouvelle scène d'outrages sur trois policiers. Cette fois-ci, au palais de justice de Charleroi.

« On s'acharnait sur moi, on tirait sur mes menottes. J'avais extrêmement mal, de la camionnette jusqu'au cachot »

, admet Cengiz. Pour le 1er juillet, ce dernier évoque

« une petite injure »

glissée à un policier.

Bien avant ces faits, une première perquisition a été menée fin janvier 2019. Toujours au point de chute de Cengiz (un appartement mis à sa disposition par un ami). Sur place, un pistolet de calibre 6,35 mm et de la marijuana ont été découverts.

« Ce n'est pas de la drogue, mais du CBD que j'ai acheté en vente libre. J'avais même gardé le ticket de caisse. Et pour l'arme, elle ne m'appartient pas »

, conteste le prévenu.

Pour l'anecdote, Cengiz admet avoir ramassé un peu de marijuana balancé dans la cour de la prison de Jamioulx lors d'une fouille de la cellule. Pour tous ces faits, c'est une peine de 2 ans de prison ferme qui est sollicitée par le parquet. Peine requise qui étonne Me Quentin Mayence, à la défense. Ce dernier sollicite une peine de travail, puisque son client n'a plus droit au sursis simple.

Jugement pour le 20 septembre.

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