Stéphane reconnaît avoir été violent avec son ex... mais pas l'avoir violée

Le prévenu conteste avoir forcé la victime à lui faire une fellation.

Stéphane reconnaît avoir été violent avec son ex... mais pas l'avoir violée
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Pour le parquet, les nombreuses préventions reprochées au prévenu ont bien eu lieu lors de deux scènes distinctes. Tout d'abord, le 21 avril 2015, Stéphane admet avoir eu une « violente dispute » avec sa compagne de l'époque. « J'ai posé ma main sur son cou, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas serré. Mon frère est ensuite arrivé et cela s'est terminé. » Un peu plus tard dans la journée, ce sont des faits encore plus graves qui sont reprochés au prévenu : on parle d'un viol, lorsque Stéphane a forcé sa compagne à lui faire une fellation.

Viol contesté par le compagnon, qui admet avoir tenté d'obtenir une relation sexuelle. « J'ai insisté un peu parce que j'avais bu et que je voulais avoir une relation avec elle. Mais elle ne voulait pas, il n'y a rien eu et donc je me suis endormi. »

Un appel vidéo avec la mère de la victime

Comme souligné par la partie civile et par le parquet, une conversation vidéo entre le fils du prévenu et sa grand-mère maternelle semble pourtant confirmer l'existence d'un viol. « Il est entré dans la chambre et il était en conversation vidéo avec la grand-mère. Et cette dernière a confirmé par après avoir vu le prévenu mettre une claque à la victime, avant de la violer », souligne Me Rons, partie civile.

Six ans plus tard, en décembre 2021 plus précisément, Stéphane ne conteste pas des coups volontaires portés sur des policiers, ainsi qu'une rébellion et une violation de domicile chez la même victime, mais avec laquelle il était depuis lors séparé. Compte tenu de l'ancienneté des faits remontant à 2015, et du seul antécédent de violence dans le casier judiciaire, le parquet a requis une peine de 3 ans de prison.

Me Baudart, à la défense, est revenue sur le viol contesté par son client en critiquant l'attitude de la mère de la victime. « C'est fort particulier. Tout le monde tait tout ça, on se marie et après quelques années on dépose plainte. La maman a eu un comportement particulier. Elle a eu cette vision, mais n'en a rien fait, alors qu'elle ne peut pas voir mon client en peinture. Elle n'a fait qu'en parler à tout le reste de la famille. »

Ce sont un acquittement au bénéfice du doute pour le viol et un sursis probatoire pour les autres préventions qui sont plaidés. Jugement le 21 septembre.

L.C.

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