Tribunal: Samuel intègre la CTT pour stopper sa dépendance au cannabis

Le trentenaire a, durant une année, vendu du cannabis à une dizaine d'amis pour financer sa consommation.

Tribunal: Samuel intègre la CTT pour stopper sa dépendance au cannabis
©BAUWERAERTS DIDIER

Depuis son ouverture en janvier 2020, la CTT ne désemplit pas. Cette "chambre de traitement de la toxicomanie" permet aux personnes dépendantes aux stupéfiants de se faire aider dès qu'elles ont commis des infractions. Si le programme est une réussite, ils ont plus de chance d'obtenir une mesure de faveur plutôt qu'une peine de prison devant le tribunal correctionnel.

Au fil des audiences, qui ont eu lieu le quatrième mardi du mois, de nouvelles têtes intègrent le parcours durant en moyenne une dizaine de mois. Ce mardi matin, c'est au tour de Samuel (prénom d'emprunt) d'entrer dans le parcours. Pour financer sa consommation de cannabis remontant déjà à 2002, le trentenaire achetait environ 100 grammes par semaine avant de revendre la marchandise à une dizaine d'amis. « Ainsi, ça évitait à tout le monde d'en chercher en rue et de tomber sur des personnes peu fréquentables », confie-t-il.

Consommateur de quelques joints par jour, Samuel était parvenu à arrêter sa consommation durant trois mois. Mais il a connu une légère rechute et s'est désormais orienté vers le CBD. Contrôlé en train de fumer un joint, Samuel a spontanément avoué être un vendeur aux policiers. « Lors de la perquisition, on a découvert 60 grammes de cannabis, ainsi qu'une balance de précision, des sachets de conditionnement, etc. Les SMS, dans son GSM, ne laissent pas de doute puisqu'on parle de recharge en salade. Ce qui est typique dans le milieu », confirme la substitute Coduys.

Après un survol des conditions à respecter, Samuel a signé le contrat le liant avec la CTT. S'il ne respecte pas son engagement, une peine de minimum un an de prison est requise.

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