Sans surprise, le sursis probatoire de Michaël tombe à l'eau

Le prévenu s'était engagé à entamer un suivi à l'hôpital Van Gogh. Ce qu'il n'a pas fait. Il devra donc purger une peine d'un an de prison.

Sans surprise, le sursis probatoire de Michaël tombe à l'eau
©BELGA

Le 28 juin 2017, le prévenu a écopé d'une lourde peine de prison pour des faits de mœurs : 5 ans de prison. Toutefois, la justice a estimé pouvoir lui faire confiance. Ce dernier avait sollicité un sursis probatoire, en proposant diverses conditions qu'il s'était engagé à respecter. Un sursis probatoire de 5 ans, pour ce qui excède 4 ans de prison, lui avait donc été octroyé.

Mais en juin dernier, Michaël a été cité à comparaître devant la justice, une nouvelle fois. Pour la commission de probation (mais également pour le parquet), l'homme a trompé la confiance de tous en ne respectant pas ses conditions probatoires. Au centre des débats: le suivi spécialisé pour les auteurs d'infraction à caractère sexuel. "Jusqu'à maintenant, j'ai tout respecté. Sauf le litige avec le psychiatre" admettait-il.

Pour mener à bien ce type de suivi, il est nécessaire d'être en aveu des infractions commises. Ce qui n'était pas le cas de Michaël qui, malgré la vérité judiciaire, a toujours contesté les attentats à la pudeur. Le parquet estimait donc que la seule issue possible était de prononcer la révocation du sursis probatoire pour non-respect de la condition.

Le tribunal correctionnel de Charleroi a suivi le réquisitoire du parquet et révoqué la mesure de faveur. Michaël devra donc purger l'année de prison protégée jusque-là par le sursis.

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