L'ex-concierge de la piscine Hélios devant le tribunal: il prenait des photos des enfants

L'homme ne conteste pas avoir pris en photo deux mineurs de 3 et 17 ans, à son domicile.

L'ex-concierge de la piscine Hélios devant le tribunal: il prenait des photos des enfants
©BRUYR

Durant 16 longues années, Christian a sévi en toute impunité jusqu'à une dénonciation judiciaire. Un téléchargement de plus d'un millier d'images pédopornographiques a été effectué par l'adresse mail de Christian, ce qui a conduit à l'interpellation du prévenu. Mais pas que...

Un second prévenu face à la justice

Aux côtés de Christian, le parquet a également décidé de poursuivre Joseph. Le pensionné, inconnu de la justice, s'est retrouvé par hasard mêlé à ce dossier glauque.

"Il a utilisé le GSM du premier prévenu perdu par ce dernier. L'adresse mail utilisée pour le téléchargement était celle du premier prévenu, mais l'adresse IP était reliée au second prévenu. Durant deux ans, ce dernier a détenu plusieurs milliers de fichiers pédopornographiques montrant de jeunes adolescentes"

, a précisé la substitute Pied. Joseph ne conteste pas "s'être laissé tenter" :

"Je le reconnais. J'ai trouvé le lien dans le téléphone que j'ai retrouvé, j'ai cliqué dessus et téléchargé les fichiers."

Ce qui intéresse Christian, ce sont les jeunes garçons. Entre 2004 et 2020, il a lui aussi détenu des fichiers de ce genre et commis des actes de voyeurisme. L'homme admet, par exemple, avoir pris en photo un garçon de 3 ans, durant son sommeil, à son domicile et avoir retiré le pyjama de l'enfant. Christian ne conteste pas non plus avoir pris en main le sexe d'un mineur de 17 ans pour faire des photos à son insu, également en pleine nuit.

La Régie Communale Autonome partie civile

Du côté des parties civiles, l'ex-employeur de Christian fait partie de la procédure judiciaire.

"Il était le concierge de la piscine Hélios de Charleroi. Il a été licencié en mars 2020, pour motif grave. La détention des fichiers a eu lieu dans les locaux, dans sa loge de concierge"

, justifie Me Philippe Herman.

Face à la justice, la gorge serrée, Christian a admis les préventions à sa charge, hormis la diffusion des fichiers pédopornographiques et l'attentat à la pudeur commis sur l'enfant de 3 ans. Une peine de 3 ans de prison, avec obligatoirement un suivi probatoire, est requise par le parquet contre Christian. Ce dernier confirmait, dans ses auditions,

"que la présence de jeunes enfants lui donnait des pulsions."

Pour Joseph, un an de prison est sollicité.

Me Jean-Philippe Mayence, l'avocat des deux hommes, a plaidé une suspension et un sursis probatoire. Une sérieuse prise en charge pour Christian est prévue par le pénaliste carolo, qui explique l'origine de cette déviance par des abus subis par son client. Jugement le 18 octobre.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be