Une jeune fille adolescente tombe enceinte de son père: "il était saoul et prétend l'avoir confondu avec une de ses ex"

Malgré l'extrême gravité de son comportement, Jean a choisi de ne pas se défendre devant la justice.

Une jeune fille adolescente tombe enceinte de son père: "il était saoul et prétend l'avoir confondu avec une de ses ex"
©D.R.

Ignoble, dégoutant, répugnant. Les adjectifs ne manquent pas pour décrire le comportement déviant et indigne de Jean, celui qui était censé être un bon père de famille. Mais à la place, il est devenu le bourreau de sa propre fille adolescente. À partir de ses 14 ans et de son emménagement chez son papa, cette dernière a été victime de violences sexuelles.

Il la prenait pour une de ses ex-compagnes

Plusieurs épisodes de viols ont été dénoncés par la jeune victime. Il y a eu des scènes à la Noël 2014, ou encore lors des fêtes de fin d'années deux ans plus tard. Un soir, Jean confirme s'être retrouvé dans le même lit que sa fille. "Il était complètement saoul et il prétend avoir confondu sa fille avec une de ses ex-compagnes" , souligne Me Fosseur, l'avocat de la jeune femme désormais majeure.

Durant son long calvaire, cette dernière a même dû faire face à une grossesse non désirée et provoquée par les viols répétés de son bourreau, qui voulait forcer sa fille à garder l'enfant. Ce lundi après-midi, Jean était censé être présent devant le tribunal correctionnel pour se défendre. Mais le violeur n'est jamais venu. Défaut a donc été requis contre lui. "Il a confirmé lors de ses auditions des petits bisous sur la bouche de sa fille ou encore que s'il s'était passé quelque chose, c'était à cause de l'alcool" , relate la partie civile sur base des propos tenus par Jean.

25.000 euros sont réclamés à titre de dédommagement contre le papa. Pour le parquet, le comportement ignoble de Jean doit être sanctionné par une peine de minimum 6 ans de prison. La particulière gravité des faits, mais également la longueur de la période infractionnelle et le sentiment d'impunité qui animait le bourreau justifient la hauteur du réquisitoire du substitut Bury.

Jugement le 24 octobre.

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