Assises Hainaut: l'épouse de Francis Vandy témoigne enfin, elle était absente et a dû faire l'objet d'un mandat

La cour d'assises du Hainaut a auditionné l'épouse de Francis Vandy, laquelle a fait l'objet d'un mandat d'amener, ordonné par le président de la cour en raison de son absence en matinée.

Assises Hainaut: l'épouse de Francis Vandy témoigne enfin, elle était absente et a dû faire l'objet d'un mandat
©BELGA

Elle avait remis un certificat médical, mentionnant toutefois des sorties autorisées. Après avoir passé quelques heures à attendre dans les geôles des cours de justice, la sexagénaire a comparu devant la cour d'assises. "C'est très impressionnant pour moi, je suis traumatisée par tout ce qui s'est passé", a déclaré l'épouse de l'accusé.

La témoin a raconté que son mari, qu'elle a épousé il y a 36 ans, était "un homme aimant". Ils ont un enfant et deux petits-enfants.

Elle n'allait jamais à l'étang de son époux, à Forchies-la-Marche, situé à plusieurs kilomètres de son domicile de Thuillies. "Il allait souvent depuis sa mise à la pension. Il y passait beaucoup de temps, parfois des soirées complètes. Il adore la nature, nourrir les animaux, se balader au grand air", a poursuivi la témoin.

Elle raconte que son mari était chasseur, et qu'il détenait de nombreuses armes à la maison. L'épouse ajoute que c'est son mari qui répondait aux coups de fil du voisin de Forchies-la-Marche, qu'elle n'a d'ailleurs jamais rencontré. Elle ne s'intéressait pas à leurs conversations. Le 28 août 2019, à 20h02, ce voisin a brièvement téléphoné au domicile des époux Vardy. L'épouse de l'accusé confirme que c'est elle qui a répondu au coup de fil. "Il m'a dit qu'il était rentré de vacances et que je devais transmettre le message à Francis, qui était parti." Mardi, devant la cour, le voisin a déclaré qu'il avait invité le couple à ramasser des fruits dans son verger, en son absence.

Le président remarque que Francis est parti très vite, car l'analyse de l'ordinateur confirme qu'une recherche d'un film a eu lieu sur Google, quelques secondes plus tôt. Le film n'a pas été visionné. L'épouse soutient qu'elle n'a pas vu partir son mari, qui était à l'étage, alors qu'elle se trouvait au rez-de-chaussée. Elle n'a pas d'explications. "Je me suis rendu compte de son départ, car ma petite-fille s'est réveillée pour chercher son doudou."

Elle n'a pas revu son mari le soir des faits. Elle l'a vu le lendemain et n'a pas remarqué de trace de coups au visage, alors que l'accusé prétend avoir été frappé au visage et au ventre par les victimes.

L'ancien policier est accusé d'avoir assassiné deux hommes à Forchies-la-Marche, le 28 août 2019. Une détention d'armes et de munitions, sans autorisation, lui est également reprochée. "C'était un tireur appliqué, il tirait avec une arme de poing", a déclaré un instructeur de tir qui a qualifié l'accusé "d'homme fort serviable". L'épouse se dit horrifiée par les faits reprochés à son mari. Ils n'en ont jamais parlé ensemble, dit-elle, et elle ne lui a jamais posé de questions à ce sujet. Elle ne se sent pas menacée.

Quant aux proches des victimes, ils n'ont jamais pensé que Constantin Tomescu et Gabriel Ghelmegeanu allaient se faire tuer pour des poissons, qu'ils emportaient parfois chez eux.

Le procès se poursuit ce mercredi avec les auditions des derniers témoins et le début des plaidoiries sur la culpabilité.

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