Les chèques carol’or ont surtout profité aux achats alimentaires

Au total, huit citoyens sur dix ont utilisé les chèques carol’or distribués par la ville pendant la crise sanitaire. Bilan sur cette mesure du plan local de relance.

Didier Albin
Monnaie locale de charleroi métropole, le carol'or
Monnaie locale de charleroi métropole, le carol'or ©van Kasteel

À la demande du chef de groupe communal MR Nicolas Tzanetatos, l’échevin en charge des Finances Thomas Parmentier vient de faire le point sur la mesure la plus marquante du plan de relance local covid de 2020-2021 à Charleroi : la distribution à tous les habitants de chèques carol’or d’une valeur de 20 euros.

Sur les 217 628 titres envoyés, 171 465 ont été échangés dans les délais, ce qui représente un total de 3,429 millions d’euros. Cette somme a été dépensée auprès de 358 opérateurs locaux, essentiellement des commerces.

À la date du 29 juin 2021 soit la veille de la clôture, 46 852 titres n’avaient pas été présentés : c’est une perte non négligeable pour les bénéficiaires qui se sont privés d’un pouvoir d’achat de plus de 937 000 euros, soit 21 % du nombre de chèques émis.

Si des coupures de la devise locale continuent à circuler, leur utilisation reste très marginale. Seul un des huit commerçants que nous avons consultés nous a confirmé avoir encaissé des carol’or (CR) lors du mois précédent. Selon Thomas Parmentier, 350 acteurs culturels, économiques et associatifs adhèrent toujours à la monnaie locale de Charleroi. “Il s’agit d’un mouvement qui s’inscrit sur le long terme et dans une démarche plus globale de relocalisation des échanges. À l’initiative de ma collègue échevine du Commerce et des Fêtes, le CR est progressivement intégré dans les moyens de paiement des grands événements ainsi que dans la stratégie de développement de l’artisanat local. Récemment encore a été créé le chèque cadeaux en CR à destination des citoyens, entreprises et collectivités.”

Lors de la crise sanitaire, c’est surtout le secteur de l’alimentation qui a tiré son épingle du jeu : il s’est taillé la part du lion avec 58 % des chèques émis. Il devance ainsi l’Horeca (15 %) et le secteur de la Santé et du Bien-Être avec 8 %, devant la Décoration et la Maison (6 %). À peu de chose près, les trois quarts des moyens de relance ont été employés dans la restauration ou l’alimentation.

Si l’on analyse la répartition géographique, c’est à Charleroi ville où se concentre l’activité que le plus grand nombre de titres a été échangé : 143 commerces en ont bénéficié à hauteur de 819 460 euros, devançant Gilly (457 960 euros) et Marchienne (450 740). Avec plus de 323,00 euros, Lodelinsart arrive en quatrième position avant Mont-sur-Marchienne (274 720). Marcinelle n’arrive qu’au sixième rang. C’est à Dampremy que les chèques carol’or ont le moins bien fonctionné : à peine 6 140 euros !

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