Le futur campus de Charleroi: "C’est ça, l’Europe! L’ambition, la créativité… Ce n’est pas que de la paperasse"

Le président du Comité des Régions à l’Europe, Vasco Cordeiro, était impressionné par “un des plus grands chantiers financé par l’Europe” d’après Paul Magnette.

”Charleroi, c’est l’illustration de comment l’Europe aide une ville en difficulté. Sans l’union européenne, ce type de projet serait impossible” explique le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette (PS) à Vasco Cordeiro, président du Comité des Régions. Le représentant de la Commission était à Charleroi mercredi matin, après un passage à Mons et avant Namur, pour visiter les chantiers co-financés par les fonds Feder européens.

Un quart du centre-ville de Charleroi est en transformation totale. Objectif : rénover la ville, planter des arbres, revoir la mobilité, mais surtout créer un véritable campus sur la ville haute. Avec l’UCampus (ULB et UMons) qui s’occupera de former les cerveaux de demain, juste à côté la Cité des Métiers (Province de Hainaut et Aumôniers du Travail) aux métiers manuels et techniques, et de l’enseignement secondaire (Ville de Charleroi), “la rénovation de Charleroi se centre sur la formation, qui est la clé de toutes choses” d’après Magnette. “Une métropole de 200 000 habitants qui rayonne sur près de 600 000 personnes a bien besoin, plus que jamais, de formation. Pour toutes et tous.”

L’Europe finance en partie le gigantesque chantier (voiries, parking souterrain, bâtiments scolaires et techniques), dont le total s'élève à plus de 65 millions d’euros. “Mais ce type de projet aurait été impossible sans l’impulsion de l’Europe”, insiste le bourgmestre. Pour Elio Di Rupo, ministre-président wallon, “il y a des décennies que certaines zones sont délaissées, pour diverses raisons, et il y a une reprise en main grâce à ces fonds européens. Mais ce projet à Charleroi va surtout donner des opportunités à la jeunesse, et permettre de dynamiser la Wallonie !” Plus de 10.000 étudiants sont attendus à terme sur le site du futur CampusUCharleroi.

Le président du Comité des Régions a fait le tour de plusieurs chantiers – un exercice important, nous glisse-t-on, parce que l’Europe est aussi une administration très procédurière, et il y a une différence entre lire des fiches-projet, valider des dossiers et vérifier des factures, et voir sur le terrain la vision et la réalisation concrète de ces projets. “Je suis vraiment heureux d’être là, de voir ce type de projet ambitieux de mes yeux”, a d’ailleurs expliqué Vasco Cordeiro après la visite. “Pour moi, il y a deux leçons à tirer : d’abord, que l’Europe et les villes et régions sont liées, interconnectées, avec un point de vue différent sur des mêmes réalités. Et je me rends compte que sans les Villes, sans les Régions, il serait impossible de réaliser les ambitions européennes. Ensuite, j’y vois un message pour l’Europe, où les politiques de cohésion sont en train d’être rediscutées. Ici, ce que je vois, c’est l’Europe. C’est la cohésion. Ce n’est pas que de la paperasse ! Ce type de projets montre bien l’ambition et le développement d’une ville, d’une région, d’un pays, et donc de l’Europe. Et il y a en ce moment, un peu partout sur le continent, le même genre de projets qui se développent. C’est ça, l’Europe. Il faut dire aux gens qui doutent de venir ici, s’en rendre compte.”

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