Certaines vérités historiques n’ont pas besoin d’être serinées mais le fait demeure que le “ glorieux passé industriel ” de Charleroi a vu, au tournant des XIXe et XXe siècles, la métropole sambrienne pointer dans les premières places mondiales en matière de houille, d’acier et, surtout, de verre. Du matériau utilitaire à la substance à haute valeur artistique ajoutée, il n’y a qu’un pas que le musée du Verre de Charleroi franchit allégrement depuis 1973. Toujours en quête de découverte et de renouvellement, le musée, qui partage le site du Bois du Cazier, a mis sur pied une grande Biennale, malheureusement étranglée par la pandémie de coronavirus avant de pouvoir prendre toute son ampleur. Ce sera désormais chose faite, dès ce week-end : la deuxième édition de la Biennale va animer le musée, ce vendredi 20 mai, de 9 heures à 17 heures et ces samedi 21 et dimanche 22 mai, de 10 heures à 18 heures.

L’équipe du musée lève un coin du voile :“ C’est une véritable fête du verre qui s’installe dans nos espaces ce week-end, pour permettre aux artistes de faire la démonstration de leurs talents dans nos ateliers mais aussi de discuter du travail du verre, de leurs œuvres avec le grand public ”. Noms reconnus et créateurs en passe de l’être se partageront l’attention des visiteurs, tels que Bagatelles Créations, Priska Jacobs, James Lethbridge ou Valérie de Roquemaurel. Ils seront 30 artistes à se partager les 800 mètres carrés dédiés à l’exposition, avec des sculptures de verre, des perles, du vitrail, de la pâte de verre.

Au-delà, les animations se succéderont de manière quasiment ininterrompue : démonstrations de vitrail, de gravure sur verre et de travail du verre à la flamme raviront petits et grands.