Lancé en mai 2017, le projet de nouveau quartier au pied du terril Sacré Français, à cheval sur les territoires de Lodelinsart et de Dampremy, a bien avancé depuis lors. La semaine dernière, les propriétaires - la société Valimo - ont présenté leur plan plus en détail.

Là, sur l’énorme terril de 20 hectares coincé entre le CHU Marie Curie et le quartier la Broucheterre, on prévoit de construire 350 logements. En tout, puisque le projet est divisé en plusieurs projets : le long de la chaussée de Bruxelles, un quartier résidentiel de 160 logements collectifs verra le jour sur deux hectares, tandis qu’une centaine d’autres seront érigés sur trois hectares, ici plus spacieux et espacés, avec une place pour relier le bâti existant (le CEME) aux nouveaux quartiers.

D’autres phases de développement sont également prévues, comme une concrétisation d’un projet d’habitat groupé : "la particularité de ce genre d’habitat, c’est qu’on ne choisit pas une maison, mais une nouvelle manière d’habiter. Ça crée du lien avec son voisinage, son quartier, sa ville", précise-t-on. Des logements seront regroupés par cinq autour de petites ruelles, avec un jardin partagé sur une portion du terril, de quoi élever des animaux ou créer un verger, mais aussi des espaces partagés, comme une salle de jeux, une chambre d’amis, une buanderie, etc. "Le tout à partager entre voisins".

Enfin, une micro-zone économique, réservée aux artisans et PME locales, verra le jour à proximité. On a aussi évoqué des espaces de sport, d’activité communautaire et d’agriculture urbaine.

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Le tout, évidemment, au milieu du terril Sacré-Français, un ancien site minier regorgeant de nature et offrant - depuis le sommet - une vue sans pareille sur la ville de Charleroi. Et pour être raccord avec l’aspect "nature", les nouveaux logements seront écologiquement responsables, et devraient donner l’impression "que le terril et sa verdure coulent entre les bâtiments".

L’échéancier n’est pas encore fixé : on pourrait voir d’ici les prochains moins les premiers habitants partagés, tandis que les logements plus traditionnels ne seront pas là avant une année environ.