L’invest carolo clôture son exercice avec près de 40 millions investis.


Quand on est une entreprise, on a besoin d’argent. Au-delà des banques, des outils comme Sambrinvest existent : entrer au capital, prêter une somme, aider à développer une nouvelle activité, ils sont là. Et ils apportent conseils et soutien, ce n’est pas que du financier. En 2019, Sambrinvest a d’ailleurs "distribué" près de 37 millions d’euros aux entreprises, principalement de la région. "Il y a aussi 3 millions d’euros investis dans des fonds", note la CEO, Anne Prignon. Ce qui porte le total des activités soutenues par Sambrinvest à 247 entreprises partenaires pour près de 4 500 emplois créés ou soutenus. "Et notre portefeuille a un bon turnover, 33 nouvelles entreprises sont arrivées cette année, 15 sont sorties."

Ces dernières années, c’est le secteur du digital qui est en augmentation : d’1,2 million en 2017, l’investissement dans le secteur est passé à 6,4 millions en 2018 et à 8,1 millions pour 2019. "Pour le digital, il faut noter que ce n’est pas uniquement des investissements dans la région, parce qu’il n’y a pas, à l’inverse des entreprises traditionnelles ou de la biotech, de localisation fixe. Ce qui nous intéresse, c’est que les start-up et scale-up que nous soutenons soient prêtes à venir dans la région pour épauler les entrepreneurs carolos, former une communauté", explique Anne Prignon.

Pour l’avenir, maintenant que la biotech est bien soutenue (11,3 M €) et que le digital prend de plus en plus d’ampleur (8,1 M €), Sambrinvest prévoit de déménager Co-Station et Digital Attraxion, cet espace d’entreprises dédié au secteur, plus loin sur les quais. "On a racheté trois bâtiments, pile en face d’A6K, l’ancien tri postal. Là, on va quasi abattre pour reconstruire et faire un espace bien plus grand pour les start-up et entreprises plus matures. Il y aura, d’un côté de la Sambre, le digital et, de l’autre, le manufacturing et l’ingénierie." D’ailleurs, maintenant qu’A6K est lancé (Sambrinvest joue le rôle d’acteur immobilier, en louant les locaux), le prochain projet à voir le jour sera un accélérateur dans le domaine des sciences de l’ingénieur, qui sera lancé avec l’ULB. "On pourra faire le lien avec cet accélérateur, les entreprises du secteur et la recherche universitaire, toujours dans le but de développer ce type d’activités dans la région."