Magnette veut plus de proximité avec le citoyen

CHARLEROI La question de la sécurité est sans aucun doute l’un des sujets les plus épineux de la prochaine législature. Même si Charleroi peut se targuer d’avoir un taux de criminalité moins élevé que d’autres métropoles (Anvers, Bruxelles, Liège), la question de la sécurité fait partie des préoccupations favorites des Carolos. Il n’est donc pas étonnant de voir cette problématique au centre des différents programmes des partis politiques. Pour faire la lumière sur les solutions proposées, nous avons demandé aux têtes de liste de se prononcer sur les dossiers liés à cet enjeu primordial.

Quand on parle de sécurité et de police, on ne cesse d’évoquer la norme KUL, toujours bloquée et qui défavorise Charleroi. Avec un budget sous contrôle, a-t-on une autre solution que de se plaindre de la norme KUL ?

“Il y a certes la problématique liée au financement de la zone de police, mais je pense que ce n’est pas le seul problème. Il ne faut pas perdre de vue que notre zone de police compte un taux d’absentéisme qui pose question. Il est également important de constater que seulement 5 % des policiers travaillant sur cette zone sont des carolos, et cela pose question. Il faut inciter les jeunes de la région à embrasser ce métier. Il faut également renforcer la proximité entre le citoyen et les agents de quartier. Charleroi compte près de 230 agents de quartier dans ses rangs, mais ils sont individuellement très peu connus de la population. Il faudrait sans doute penser à organiser des réunions, une à deux fois par an, afin de permettre aux citoyens de rencontrer leur agent de quartier. Cela permettrait déjà de résoudre de nombreux conflits et de baisser le sentiment d’insécurité”.



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