C'est grâce à l'une des deux victimes (les belles-filles du prévenu) que les faits ont été mis en lumière. La jeune victime avait évoqué des épisodes de fellations, à l'école, qui a rapporté ce qui était dénoncé aux autorités. "Elle dit aussi, avec ses mots d'enfant, qu'il approchait le zizi de son sexe", rajoutait la substitute du procureur.

Le dossier ne fut pas de tout repos. En effet, la mère des petites a quelque peu compliqué la tâche en déposant, notamment, des attestations sur l'honneur de membres de la famille dénonçant les mensonges des deux petites et ces dernières se sont même rétractées à plusieurs reprises. 

Mais pour le parquet, ces différents éléments n'avaient aucune influence sur la culpabilité du prévenu. Une lourde peine de minimum 7 ans de prison avait été requise contre le beau-père.

Finalement, Erick écope de 8 ans de prison par défaut, avec arrestation immédiate pour éviter qu'il n'effectue pas sa condamnation judiciaire. Acquitté de la prévention de viols sur l'une des victimes, il a été condamné pour des attentats à la pudeur. Il ne s'est jamais présenté au tribunal.