La nouvelle a fait l’effet d’une bombe ce jeudi matin. Un candidat inattendu est dans la course pour la reprise du site Caterpillar : Lego.

L’idée n’est pas d’utiliser l’outil pour y construire des jouets, mais bien d’y développer un parc d’attractions Legoland. Une nouvelle qui en a étonné plus d’un car, depuis des mois, c’est un acteur chinois qui semblait tenir la corde. Mais la piste Thunder Power semble s’éteindre à cause de la crise (voir par ailleurs).

Un parc d’attractions en plein cœur d’un ancien site industriel, voilà donc un projet ambitieux. Et onéreux. On parle d’un investissement total d’environ 300 millions d’euros sur les 100 hectares que compte l’emplacement exploité jusqu’il y a quatre ans par Caterpillar.

Au niveau des retombées pour la population alentour, l’arrivée d’un tel parc pourrait sans conteste dynamiser la région. On évoque de 800 à 1 000 emplois directs, mais certains soulèvent déjà qu’il ne s’agirait pour la plupart que de saisonniers sous contrat d’intérim. On est donc loin d’une société qui fonctionnerait à plein régime toute l’année, comme Thunder Power, par exemple. Cependant, ce projet comporte non seulement des attractions, mais aussi un volet Horeca, avec un hôtel et des logements. Ce qui laisse penser que le site devrait rester ouvert, au moins en partie, à l’année.

Mais quelles sont les chances de faire aboutir ce projet ? Dans les colonnes de L’Écho, une source proche du dossier estime la faisabilité à 75 %. Des ardeurs calmées par plusieurs acteurs du dossier. "Je ne sais pas d’où sont sorties ces informations, mais ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a plusieurs candidats intéressés", rappelle Nathalie Czerniatynski, directrice du développement économique à Igretec, la société responsable de la reconversion du site aux côtés de la Sogepa. "Nous étudions différentes pistes, mais il n’y a rien de concret à l’heure actuelle."

Le ministre wallon de l’Économie, Willy Borsus, a lui aussi réagi. "Les négociations avec le groupe Merlin sont encore au stade de l’étude. Il y a donc lieu de faire preuve de réserve dans les différentes analyses et communications. J’ai eu des contacts avec le groupe Merlin, des réunions de travail avec la Sogepa, avec l’Awex, avec la Ville, mais pour l’instant, les négociations sont en cours et plusieurs sites sont en concurrence à travers le globe pour accueillir ce nouveau parc, prévient-il. Attirer de gros projets sur notre territoire requiert énormément de travail, de négociations et de subtilité. Nous restons convaincus des nombreux arguments de la Wallonie pour nos sites en reconversion."

On est donc encore loin d’une fumée blanche, et tous les responsables s’accordent pour faire preuve de prudence dans ce dossier.