Ce dimanche 10 janvier, le verdict est tombé : le championnat de basket est définitivement à l’arrêt pour les catégories de U14 aux séniors. Cette décision a déçu beaucoup de passionnés de la balle orange.

Cependant, elle a aussi des conséquences catastrophiques auprès des magasins spécialisés dans le basket.

A Charleroi, Raphael Renard est le gérant de City Ballers -anciennement Luc Boon sports- depuis septembre 2015. Pour lui, c’est une véritable catastrophe. "Les joueurs de basket viennent généralement chercher leurs chaussures vers le mois de juillet/août parce que la saison commence en septembre. Avec le COVID, nous avons vendu très peu de basket, à part pour les enfants de 8 à 12 ans mais ce n’est pas non plus notre public cible. En plus, comme la saison de l’année passée s’est arrêtée au mois de mars, les joueurs ont gardé leurs baskets. Nous faisons donc plus aucune vente". En deux mois, Raphael a vendu une dizaine de pairs de baskets alors que généralement, il en vend une trentaine par mois. "En plus, je commande les nouveaux modèles six mois à l’avance, ici ils vont arriver, pour les payer je dois écouler le stock mais cela est impossible parce qu’il n’y a plus de clients pour les acheter".

Heureusement, que ce magasin vend aussi d’autres articles de différents sports américains (NLF et MLB). Le gérant peut donc compter sur ces amateurs pour vendre quelques t-shirts "J’ai perdu depuis le premier confinement jusqu’à la fin décembre 450 clients basketball. J’ai une perte du chiffre d’affaires de l’ordre de 40%", témoigne Raphael Renard.

Malgré la crise sanitaire, Raphael a pris le pari de rester ouvert. "Je reçois un droit passerelle de 1291 € et mon loyer s’élève 1250 €, il me reste 41 € pour vivre. Les aides c’est bien mais cela ne rattrape pas le chiffre d’affaires" , continue-t-il.

L’année 2021 s’annonce difficile pour tout le secteur sportif.