Le Relais social de Charleroi peut désormais compter sur un nouveau collaborateur : un capteur de logements

CHARLEROI Elle parcourt chaque jour ou presque les petites annonces publiées dans la presse. Elle y traque les offres de location pour le compte de sans-abri qu’elle a décidé d’aider en acceptant voici un mois un nouveau poste au sein du Relais social de Charleroi, la structure qui coordonne l’action des acteurs sociaux dans la métropole. Officiellement, Caroline Desalle est le nouveau capteur de logements.

Jusqu’il y a peu, la fonction n’existait pas. Les acteurs sociaux en ont eu l’idée au printemps dernier alors que s’imposait la nécessité d’innover pour faire front au problème croissant du sans-abrisme dans la métropole. “Les propriétaires ont besoin d’être rassurés”, explique Caroline Desalle. “Ils peuvent se laisser convaincre de louer leurs biens à des sans-abri mais réclament souvent que ceux-ci bénéficient d’un suivi social adapté. Je suis là pour faciliter les choses entre les deux parties.”

Au cours de son travail de médiation, Caroline Desalle n’a pas le pouvoir de garantir des revenus locatifs aux propriétaires comme pourrait par exemple le faire une agence immobilière sociale (AIS).

Elle peut en revanche leur assurer de trouver en cas de problèmes un interlocuteur au sein des services sociaux en instaurant entre le propriétaire, le locataire et les acteurs de terrain une relation triangulaire.

“À mon entrée en fonction, l’objectif était de convaincre entre 5 et 10 propriétaires”, affirme Caroline Desalle. “On peut aujourd’hui être plus ambitieux puisqu’après un mois de travail, une vingtaine de personnes ont déjà accepté de nous faire confiance.”

La mission de capteur de logements est programmée jusqu’à la fin du mois de mars. Une évaluation jugera alors du travail accompli.



© La Dernière Heure 2012