Qu’est devenu le pactole de la directrice financière ?

La directrice financière de Gerpinnes, Brigitte Kestermans, placée sous mandat d’arrêt ce week-end, saura mercredi si la Chambre du conseil confirme ou non ce mandat d’arrêt. Mais s’agissant d’un dossier financier et donc complexe, on peut penser qu’on se dirige vers une prolongation de cette détention préventive.

On le sait , la responsable des finances communales est en aveux partiels d’avoir détourné les sommes disparues. On évoque aujourd’hui un montant de 603.000 euros, après un examen des comptes jusqu’en 2007. Qu’a-t-elle fait de cet argent ? Elle ne menait pas un train de vie fastueux, dit-on. Comment en est-elle arrivée là ? On évoque des problèmes psychologiques, un mal être dans ses fonctions. Une des raisons qui auront amené le juge d’instruction D’Haeyer, spécialiste financier, à la placer sous mandat d’arrêt, aura été le risque de déperdition de preuves, et d’influence sur des témoins éventuels.

Mais il faut aussi que l’enquête détermine ce qu’il en est de ses aveux, face à la vérité des chiffres. Les enquêteurs vont devoir éplucher les comptes annuels de la commune depuis plusieurs années, et préciser par quels mécanismes la directrice financière est parvenue pendant tout ce temps à abuser les responsables communaux amenés, chaque année, à approuver officiellement les comptes qui leur étaient présentés.

L’explication avancée jusqu’ici par certains de ces responsables a consisté à dire que Brigitte Kestermans voulait avoir la haute main sur les finances communales, sans se laisser donner d’instruction ni recevoir de mise en garde. Cela va-t-il suffire à apaiser les remous politiques au sein de la commune ? On peut en douter. La prochaine échéance pénale, elle, est pour ce mercredi, en Chambre du conseil.