Âgée d’une vingtaine d’années, Marie (prénom d’emprunt) jure ne pas avoir donné son consentement à Faïssal lorsque les deux jeunes se sont vus lors d’un rendez-vous, le 27 février dernier. Dans la voiture du prévenu, Marie a, à au moins sept reprises, demandé à Faïssal d’arrêter son manège insistant pour parvenir à ses fins. « Elle lui a même précisé qu’elle était mal à l’aise. Ensuite, elle n’avait pas la force physique nécessaire pour se soustraire à ce qu’il se passait », précise la partie civile en évoquant les secondes qui ont précédé le viol…

Le 1er mars, Marie dépose courageusement plainte pour viol à la police. De l’autre côté, Faïssal lui évoque plutôt une relation sexuelle consentie lors d’un rendez-vous fixé entre les deux personnes quelques jours après leur rencontre virtuelle sur les réseaux sociaux.

La question du consentement se pose. Pour le parquet, pas de place pour le doute. Marie a bien été forcée à subir des actes sexuels de la part du prévenu. Une peine de 4 ans de prison, avec un sursis partiel, est requise par le parquet.

Excédée et à bout, la victime a pris la parole en fin d’audience pour confirmer l’absence de consentement. Jugement le 19 janvier.

* Pour rappel, un numéro gratuit, le 0800 98 100, existe. Géré par SOS Viol, il offre écoute anonyme et soutien aux personnes victimes de violences sexuelles et à toutes celles et ceux concernés par la problématique.