C’est peu de dire que les travaux de réaménagement de l’espace public de la ville haute se font attendre : le chantier devait s’ouvrir en effet au dernier trimestre de 2017. Il y a presque trois ans ! Dans une intervention au conseil communal, le chef de groupe MR Nicolas Tzanetatos s’est inquiété des conséquences de ce retard, qui contribue à la dégradation du quartier.

Un nouveau report est venu gripper le planning d’exécution : c’est l’introduction d’un recours par un consortium d’entreprises écarté. "Même si la Ville a une nouvelle fois rassuré en réaffirmant que le financement par le fonds Feder n’était pas mis en péril, l’inquiétude de finir hors délai est de plus en plus grande", selon Tzanetatos. En effet, il faut absolument rentrer l’ensemble des factures pour le 31 janvier 2023 sous peine de perdre les subsides européens. Il reste donc un peu plus de trois ans pour y arriver.

Vu l’absence du bourgmestre Paul Magnette, retenu par une réunion politique à Bruxelles, sa Première échevine, Julie Patte, a apporté des réponses. Selon elle, le délai permet largement d’effectuer les travaux, qui représentent un investissement de 30 millions, la volonté étant de les clôturer à la rentrée académique de 2023. Sur base d’une analyse des offres modifiées, le collège communal pourrait procéder à une nouvelle attribution la semaine prochaine, avec la possibilité du lancement des travaux à l’automne.

Une large communication sera organisée afin d’informer au mieux riverains, commerçants et usagers sur l’évolution de la mobilité et l’avancement des travaux. Enfin, la mise en conformité des impétrants a été anticipée afin de limiter au maximum les pertes de temps.