Charleroi

Huseyin E.B. est poursuivi devant le tribunal pour des coups et blessures sur son ex-compagne. Il jure n’avoir rien fait. Les preuves montrent pourtant le contraire…


À Charleroi, le 25 mai 2018, dans l’école des deux enfants du prévenu et de la victime, avait lieu la fancy-fair. Huseyin était convié par la mère des enfants à participer aux festivités. Ce qu’il refusait. Lui voulait simplement venir chercher ses deux garçons. La victime évoque des coups de poing et de pied. Le prévenu, lui signale juste avoir repoussé Sabah A. « Elle m’a attrapé par le bras pour que je rentre à l’intérieur de l’école avec elle. Je l’ai simplement repoussé mais elle n’est pas tombée », explique le prévenu. Mais les photos et le certificat médical présents dans le dossier semblent prouver que la victime a reçu des coups par Huseyin. Ce dernier réfute : « Elle porte tout le temps plainte contre moi, pour tout et n’importe quoi. Moi j’en ai marre ».

Un contexte particulièrement tendu

Pour la partie civile, la prévention est établie sans le moindre doute : « On a les photos et le certificat médical qui prouvent qu’il y a bien eu une agression du prévenu sur ma cliente ». Le ministère public tend à croire la partie civile. De plus, une nouvelle plainte a été déposée par Sabah : « On a de nouveau un dossier en instruction pour des menaces. Il y a également le casier judiciaire de Monsieur, déjà condamné pour des faits similaires sur la même personne et même sur les mineurs ». Le parquet requiert qu’une peine de 18 mois d’emprisonnement soit infligée au prévenu, en état de récidive légale.

Une version crédible


La défense plaide l’acquittement. Pour l’avocat, la version de son client est aussi crédible que celle de la partie civile : « Les policiers qui ont reçu Monsieur immédiatement après les faits ont constaté des griffes sur lui. Les choses sont parties en sucette entre les deux personnes ». Jugement, le 5 août.