De janvier à avril 2018, l'ex-épouse de Jean-Michel a vécu l'enfer. Et ce, dès que cette dernière a clairement signalé à son époux (qui avait préalablement émis le souhait de divorcer) qu'elle comptait bien refaire sa vie. Juste après, un individu sévissant sur internet a cherché à nuire à son image.

Le dossier évoquait, à charge du prévenu, la création d'un faux profil sur les réseaux sociaux en utilisant l'identité d'un collègue à la victime, mais également un hacking externe de l'adresse mail de l'épouse pour envoyer des mails aux collègues ou au patron.

Le 21 avril 2020, après avoir bu un apéritif maison préparé par Jean-Michel, c'est le trou noir. L'épouse ne se sent pas bien, a du mal à se déplacer jusqu'à son lit. Elle ne se souvient de rien, si ce n'est d'un flash où elle voit son mari sur elle, à la violer. « Les analyses de sang et d'urine ont révélé la présence de Lormetazepam dans son organisme », confirmait le parquet. Poursuivi pour ces faits, dont la tentative d'administration d'une substance nocive, l'ex-époux contestait tout, y compris le viol. Pour Jean-Michel, c'était plutôt « une relation sexuelle consentie. »

Le parquet avait requis 30 mois de prison, affirmant que la victime n'était pas en mesure de consentir à quoi que ce soit vu son état. Ce mercredi matin, l'ex-époux a été acquitté de toutes les préventions à sa charge. Pour le viol et la tentative d'empoisonnement, les éléments du dossier ont été jugés insuffisants pour asseoir la culpabilité du prévenu.