Charleroi

Le ministère public a requis six ans d'emprisonnement à l'encontre d'un trentenaire inculpé pour avoir abusé de sa belle-fille mineure. 

Entre septembre 2007 et octobre 2012, l'homme aurait violé et commis des attentats à la pudeur à l'encontre de l'enfant, âgée de 11 ans lorsque les faits ont commencé. Mais le prévenu conteste fermement les deux préventions.

Durant cinq années, le prévenu aurait touché et violé la victime dans sa chambre. La maman l'avait surpris après un bruit suspect. L'enfant lui avait alors dévoilé son calvaire.

Le ministère public croit en la version de la mineure, qu'un rapport de crédibilité juge plausible. "Des lésions ont été constatées sur le sexe de la victime. Nous avons les déclarations de la victime et de sa maman lorsqu'elle explique l'attitude curieuse du prévenu dans la chambre", a souligné la substitute du procureur. De plus, l'homme a déjà été jugé pour des faits comparables.

Une peine de six ans d'emprisonnement a été requise.

La défense a plaidé l'acquittement. Elle a mis en avant un contexte tendu qui pourrait justifier les fausses accusations de la partie adverse. "Il faut savoir que mon client, à ce moment-là, donnait de l'argent à la maman. Mais il avait acheté un véhicule, ce qui n'était pas au goût de sa compagne de l'époque. Elle avait peur de ne plus pouvoir recevoir le moindre euro de Jery", a expliqué l'avocate.

Selon la défense, les accusations étaient un prétexte pour permettre à la maman d'éjecter le prévenu de sa vie.

Jugement le 12 juin.