Ce sont pour des faits d’une extrême gravité qu’Erick devait comparaître lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Mais le prévenu ne s’est jamais présenté dans la salle 259 du palais de justice.

Erick est poursuivi pour avoir sexuellement abusé de ses deux belles-filles de l’époque, mineures. C’est grâce à l’une des deux victimes que les faits ont été mis en lumière. "Elle a dénoncé les faits au sein de la sphère familiale. Et la directrice de l’établissement scolaire a contacté la police", explique le parquet. La jeune victime évoque des épisodes de fellations. "Elle dit aussi, avec ses mots d’enfant, qu’il approchait le zizi de son sexe", rajoute la substitute du procureur.

Le dossier a malheureusement connu quelques péripéties. Les jeunes victimes se sont rétractées à plus d’une reprise. La mère des petites, convaincue de l’innocence d’Erick, a même déposé des déclarations sur l’honneur de certains membres de la famille dénonçant les mensonges des deux petites. Erick, lui, a nié les faits lorsqu’il a été entendu. Pour le parquet, ces rétractations ne changent rien sur la culpabilité du prévenu. "Le dossier ne laisse aucun doute."

Une lourde peine de minimum 7 ans de prison est requise contre le beau-père.

Jugement début avril.