Il y aura du changement l'année scolaire prochaine dans l'athénée châtelettaine. A 63 ans, le Préfet des études, Salvatore Ribaudo laissera sa place à l'actuelle proviseur Maude Nokin.

Cette dernière année a été très mouvementée pour celui qui gère l'établissement depuis 9 ans. Comme tous ses confrères partant à la retraite, il a dû faire face à une crise sanitaire sans précédent. "Nous n'étions absolument pas préparés. Il a fallu mettre sur pied une organisation axée essentiellement sur le bien-être de tous dans des conditions peu évidentes et suivant des recommandations sans cesse changeantes," explique-t-il.

En prônant le dialogue, il a créé avec son équipe éducative ainsi qu'avec les élèves une relation de confiance donnant à l'athénée René Magritte une toute autre réputation. "Au fil des années, nous avons créé une vraie mixité sociale et doubler notre population."

Les changements dans le système scolaire, lui et ses confrères ont pu les vivre et estimer leur pertinence. En connaissance de cause, il se prononce les diverses évolutions comme les plans de pilotage et le tronc commun. "C'est très important de connaître la situation d'une école et de savoir vers où aller. Les changements actuels ne favorisent pas toujours le bon développement des jeunes parfois obligés de suivre des cours peu motivant par rapport à leurs envies professionnels. Certains décrochent et perdent des années alors qu'ils ont déjà une idée très claire de leur vie future."

Au terme d'une carrière bien remplie, Salvatore Ribaudo reste avec un goût de trop peu. Sa dernière année il la voulait « pétillante » et très active, il n'aura pas pu mener ses projets à terme. Malgré cela, il aura contribué à faire découvrir le monde à des élèves intéressés d'entendre les prestigieux conférenciers invités.

Les avancées technologiques ont aussi influencé sa manière de travailler notamment l'arrivée des smartphones et les dérives qui en découlent comme le harcèlement.

Le préfet des études sortant souhaite laisser le souvenir d'une personne veillant au progrès des élèves et de l'établissement.

Grand bien lui fasse, cette année, il y aura bien une proclamation pour les rhétos et un verre de départ avant de s'envoler vers d'autres cieux. "Je ne veux pas faire l'année de trop c'est mauvais pour tout le monde. C'est sûr, la crainte du vide est là mais j'ai pas mal d'activités qui m'attendent," conclut le passionné de moto.