Le matin du 31 août 2019, le corps sans vie de Liliane Malréchauffe, 70 ans, est retrouvé dans son appartement de Gosselies, dans une mare de sang, par son beau-fils. Il prévient immédiatement la police. L’autopsie montrera de nombreuses blessures au couteau au niveau du cou et des épaules. La carotide a été tranchée. Il y a aussi la trace de coups sur le visage de la victime.

Il s’agit clairement d’un meurtre, voire un assassinat, mais l’auteur s’est évaporé dans la nature. L’enquête est ouverte, mais très vite, en fin de journée, un homme se présente au commissariat de Colfontaine, à 50 km de là. Alexandre Daunno paraît abattu, il est calme, et il explique "avoir fait une connerie" . Il a avec lui un sac en plastique contenant un couteau encore ensanglanté, dont il dit s’être servi. C’est un ami, chez qui il s’est réfugié après son crime et à qui il a avoué son geste, qui l’a poussé à se rendre.

Alexandre Daunno n’a jamais pu expliquer son geste haineux : "j’ai consommé de l’alcool et de la cocaïne, j’ai rendu visite à mon oncle à Gosselies, Liliane est une voisine qui ne fermait jamais sa porte" , a-t-il déclaré plus tard, détaillant comment il l’a attrapée par-derrière, lui a mis une main sur la bouche et l’a poignardée à plusieurs reprises.

Alexandre Daunno a déjà tué : Michele, 72 ans, avait été tabassé à coups de vase funéraire en 1998. La cour d’assises l’avait condamné pour ces faits à 20 ans de réclusion. En 2003, il a été interné après une tentative d’assassinat en prison, avant d’être libéré sous conditions en 2015. La cour d’assises se penchera cette semaine sur le meurtre de Liliane Malréchauffe. Les jurés, sept femmes et cinq hommes, devront décider de son sort.