L'inconnue de ce procès est le mobile du crime. L'accusé ne sait pas pourquoi il a tué cette dame âgée qu'il qualifie de bonne personne. Lundi, lors de l'instruction d'audience, il a déclaré qu'il se sentait pas bien au sein de la société à la suite de sa sortie de prison, et qu'il se sentait mieux au sein d'un établissement pénitentiaire.

Il avait écopé de vingt ans de réclusion criminelle, pour un vol avec meurtre, devant la cour d'assises du Hainaut, en 1998. Il a purgé quasiment l'intégralité de sa peine.

La nuit du crime, il avait consommé de la cocaïne à outrance. Il a vu Liliane passer pour rentrer chez elle, il l'a suivie et il l'a égorgée.

Alexandre Daunno a été examiné par un psychiatre et par un psychologue requis par le magistrat instructeur.

Il résulte de cet examen qu'il présente un fonctionnement problématique, avec des traits antisociaux, avec une capacité de transgression et une tendance à la marginalisation, tout cela doublé d'une problématique de consommation de substances. "Il existe chez l'intéressé une absence d'introspection. En outre, nous pouvons relever une méfiance diffuse envers autrui, ainsi qu'un détachement affectif", ont estimé les experts.

En synthèse, l'expertise conclut qu'il n'était atteint d'aucun trouble mental et que, donc, il est responsable de ses actes.

Le procès se poursuit mardi avec les auditions des témoins de moralité. Le débat sur la culpabilité aura lieu mardi après-midi.