Dire qu’Alexis comparaît toutes les semaines devant le tribunal correctionnel de Charleroi serait exagéré même s’il est vrai qu’il n’est pas rare d’entendre son nom en audience correctionnelle. À 23 ans, Alexis a déjà écopé de lourdes peines de prison. Dernièrement, en juin 2020, il a été condamné à 6 ans de prison ferme par la Cour d’appel de Mons. S’il n’écope plus de la moindre condamnation judiciaire, Alexis devrait retrouver la liberté qu’en 2034.

Et ce lundi 18 janvier, le jeune détenu doit s’expliquer sur deux préventions : une scène de coups et blessures le 19 octobre 2018 et un vol avec effraction en juin 2019. Mais Alexis est finalement représenté par Me Brocca, son avocat, puisqu’il n’est pas sorti de sa cellule à cause d’un mal de tête.

Le 19 octobre 2018, Alexis s’est emporté sur un conducteur qui n’a pas assez vite démarré à son goût à un feu rouge. La victime, qui conduisait sa copine à son travail, a été rejointe sur le parking par Alexis, en furie. "Il est arrivé en marche arrière et est même passé très près d’une dame avec une poussette", explique la substitute Dutrifoy. Les images de vidéo surveillance confirment qu’Alexis, au volant du véhicule de sa copine, est sorti de la voiture pour aller frapper la victime de plusieurs coups de poing.

Entretemps, Alexis a été condamné à 37 mois de prison pour vols avec violence et extorsion. Et un mois seulement après cette condamnation, l’ADN d’Alexis a été découvert dans un café de Sambreville où un vol avec effraction a eu lieu le 15 juin 2019. "La porte d’entrée a été forcée et le voleur a laissé des gouttes de sang, qui ont permis de l’identifier."

Le parquet ne s’est pas opposé à accorder une absorption à Alexis pour le vol avec effraction. Mais pour la scène de coups sur le conducteur, une peine de 8 mois de prison ferme est requise puisque Alexis n’a plus droit à aucune mesure de faveur. Jugement le 15 février prochain.