En Wallonie, Charleroi est l’une des rares communes à avoir déjà mis en place une mesure de réduction du temps de travail sans perte de salaire. 

Dans le bulletin des questions écrites du conseil communal, le bourgmestre Paul Magnette vient de faire le bilan de cette expérience qui cible les agents de plus de 60 ans occupés dans des métiers pénibles. 

Le projet a été mis en place en avril 2018, avec l’accord des organisations syndicales. Il permet un passage à 4/5ème temps avec maintien de la rémunération intégrale. Initialement prévu pour une durée de 2 ans, cette disposition a été prolongée et inscrite dans un règlement communal adopté en conseil en janvier 2020. Une liste détermine les métiers qui entrent dans le champ d’application, notamment le personnel des services nettoyage des bâtiments, voirie, charroi ainsi que les fossoyeurs. Une embauche compensatoire intervient à hauteur des moyens budgétaires. 

Depuis sa mise en œuvre, la mesure RTT a bénéficié à 99 agents. 

Près de 600.000 euros ont été investis dans le financement de l’embauche compensatoire, selon le bourgmestre. Cela a représenté en quasiment quatre ans quelque 33 travailleurs, soit 25 équivalents temps plein. Parmi eux, onze ont pu signer un contrat à durée indéterminée grâce à l’expérience acquise en service. 

L’aménagement du temps de travail reste une réflexion permanente et évolutive que nous menons avec les organisations syndicales, en lien avec le cadre définis par la tutelle régionale sur la fonction publique locale.