L'opposition ne s'est pas présentée au conseil: "hors de question d'être le paillasson du PS"

La crise politique à Anderlues atteint de nouveaux sommets même si certains reconnaissent "qu'on touche le fond".

Ce mardi, un conseil communal devait se tenir mais cela n'a pu se faire. La cause ? L'absence remarquée autour de la table des conseillers d'AJC et des 4 "dissidents" PS. 2 conseillers PS n'étaient pas présents également. La conséquence ? Suspension des débats et des votes pour non-respect du quorum. En effet, afin que les débats puissent se faire, il est nécessaire d'avoir un minimum de 12 conseillers présents sur les 23 sièges. Avec seulement 8 conseillers présents on était bien en dessous de ce nombre.

"Trop c'est trop !" Fulmine Hadrien Polain, chef de file d'AJC, parti de l'opposition. "Nous arrêtons là le jeu des quorum et du faux semblant. Qu'Anderlues est en crise n'est plus un secret mais maintenant il est temps que cela cesse. Nous ne sommes pas le paillasson du PS. On nous ignore pour tout mais pour voter au conseil et assurer "les affaires courantes" de la commune, là on a besoin de nous, de nos votes. Par le fait de ne pas siéger nous souhaitons marquer d'un geste fort le manque de respect dont sont victimes d'une part AJC et d'autre part les citoyens. La politique de la chaise vide comme nous le concevons est une décision qui demande une grande responsabilité et un engagement sans faille pour défendre les intérêts des anderlusiens."

Par cet acte, les 9 conseillers d'AJC demandent au PS de prendre lui aussi ces responsabilités et ne pas jouer la montre en espérant que les 4 dissidents se rabibochent avec les 10 autres. "Au-delà de la crise d'Anderlues, nous souhaitons pointer du doigt l'attitude du boulevard de l'Empereur (adresse du siège du PS). Le Comité de vigilance traîne à prendre une décision quand au devenir de la section PS locale. J'ai la conviction que le but est de faire durer les choses jusqu'au mois de juin (fin du pacte de majorité) et d'annoncer que le PS s'est recomposé. Dans ce but, il a été demandé que le groupe des 10 ne communique avec personne."

Pour AJC, la participation au conseil sera analysée à chaque fois. Il ne s'agit donc pas d'une décision ferme et définitive. "Les citoyens sont clairement les perdants, la ville manque de projets ambitieux, un conseil coûte plus ou moins 2.500 euros à la collectivité et plus proche de nous, le Carnaval des enfants n'aura pas lieu soit-disant par manque de temps et de moyens."