Avec son 22e spectacle, l’imitateur André Lamy s’installe à la Comédie Centrale pour deux salves de dates à partir du jeudi 11 juillet.


La salle de la rue du Grand Central, André Lamy la connaît bien pour y avoir donné environ 250 représentations depuis qu’elle existe, c’est-à-dire depuis un peu plus de 15 ans. Avec des spectacles qui résonnent encore aux oreilles des habitués, comme Lamy&Co, Politiquement correct, Lamy qui vous veut du bien, Lamy ne fait pas le moine. "La Comédie Centrale, c’est le lieu où j’ai joué le plus dans ma carrière. Après avoir fait plusieurs dates, c’est comme si j’avais rempli le Palais des beaux-arts de Charleroi. Remplir le PBA en une seule fois, je ne pourrais pas", reconnaît l’homme aux cent voix de Votez pour moi.

Dans Lamy râle, titre de ses agacements du moment, André Lamy regarde la politique belge comme elle va : Charles Michel devenu président du Conseil européen, Didier Reynders "qui n’a plus rien à faire", Joëlle Milquet "au tribunal", Marie-Martine Schyns qui "sombre dans l’alcool" ou encore Elio Di Rupo que l’on retrouve "âgé de 99 ans en 2050 dans les murs du home Le Gai socialiste". Une heure quarante de rires garantis avec des textes écrits par lui mais aussi Marcel Sel, Benoît Noël, Xavier Diskeuve et Jérôme de Warzée.

L’humoriste de 56 ans né à Bruxelles est un peu aussi un enfant du pays de Charleroi. On lui a demandé de se souvenir de la cité carolo d’hier. Ainsi, il a participé à la grande aventure des radios libres sur les ondes de la mythique Radio Métropole. "À partir de 1983, j’ai animé le dimanche matin pendant trois ans, de 10 h à midi, une émission qui s’appelait La Folie des glandeurs . J’avais en principe un partenaire qui s’appelait Pierre Loufman. En principe, car le dimanche matin, il lui arrivait d’avoir des pannes de réveil, je me retrouvais donc à faire l’émission tout seul." Après son programme dominical, l’imitateur faisait une halte pour prendre son repas de midi au buffet de la gare de Charleroi Sud. "Je me souviens qu’il y avait pas mal de vieilles personnes. On appelait ça affectueusement le mouroir. C’était une époque où les serveurs portaient encore un uniforme. Mais quand on avait un peu plus de sous, je me souviens que nous allions au Castelnaudary, avenue de l’Europe, un restaurant qui n’existe plus."

Grand collectionneur d’objets liés au duo Laurel et Hardy, André Lamy avait aussi ses habitudes dans ce temple de la BD qu’était et qu’est encore la librairie l’Âge d’Or, avenue de Waterloo. "J’y ai trouvé des photos originales des deux stars du rire, je me souviens que c’était assez cher, mais quand on aime… Je pense que j’ai aussi trouvé un projecteur Super 8." Avant de trouver la gloire à Paris fin des années 1980, André Lamy est passé par le Passage de la bourse où avaient lieu les auditions pour le festival du rire de Rochefort. "C’était en 1981. Je me suis retrouvé devant Claudine Rinchart, Bernard Faure et Pierre Dupont de la RTBF. Je me souviens que je suis passé avant Marc Herman. J’ai eu la chance d’être sélectionné. Je suis retourné à Rochefort en 1983." Et le voici donc à nouveau devant son public de Charleroi qui lui fait un triomphe à chacun de ses passages.

André Lamy sera à la Comédie Centrale du 11 juillet au 21 juillet et ensuite du 28 juillet au 8 septembre. Réservations sur le site internet de la Comédie Centrale.