Petite et plutôt mince, Annie n’impressionne pas par son physique. Mais au niveau du caractère, la sexagénaire est un sacré morceau. Une policière et une voisine peuvent d’ailleurs en témoigner…

En février 2019, Annie reconnaît bien avoir mordu la main droite d’une policière de la zone de police de Fontaine-L’Évêque. Mais selon elle, la policière l’a bien cherché. « Elle m’a agressée et je me suis défendue. Elle m’a plaquée par terre et donné un coup de poing. Alors je l’ai mordue », confie la sexagénaire.

Selon les policiers intervenus ce jour-là, Annie était comme hystérique. « Ce n’est pas vrai. Je dormais quand ils sont venus chez moi », renchérit la prévenue. Quelques mois plus tard, c’est une voisine à Annie qui a été témoin de son caractère impulsif.

Pour une histoire de conflit de voisinage à cause d’un chien et d’un harcèlement, comme l’explique Annie, cette dernière a projeté de la peinture rouge sur la façade de sa voisine. « Au lieu de taper, je me suis défendu autrement parce qu'elle me harcelait », confirme la prévenue, qui jure ne pas être la responsable d’une scène similaire une dizaine de jours plus tard.

Le parquet souhaite une mesure de suspension probatoire pour la sexagénaire, actuellement suivie pour dépression. Jugement le 8 novembre prochain.