Anthony, 31 ans, a eu un parcours de vie semée d'embûches. Adopté, Anthony a fréquenté l’enseignement spécialisé durant son enfance. Ces événements ont causé des séquelles. Anthony souffre d’un trouble de l’attachement et n’accepte pas la séparation avec les gens qu’il aime.

Pour Me Donatangelo, avocat du trentenaire, ce trouble est à l’origine des deux scènes de coups portés par son client sur Laïla, sa compagne. En l’espace de six mois, Anthony s’est emporté sur cette dernière. La première scène se déroule le 14 octobre 2018, à Monceau-sur-Sambre.

En pleine après-midi, la police de Charleroi intervient au domicile conjugal. L’ambulance est déjà sur place et Laïla est prise en charge par les secours pour une entaille de 1 centimètre de diamètre à l’arrière de la cuisse. Quelques instants avant, une dispute a éclaté au sein du couple. Anthony a demandé à Laïla de quitter le domicile. Elle a refusé et a reçu de nombreux coups, dont un coup de couteau. "Au départ, j’avais pris le couteau pour lui faire peur", explique Anthony.

Bis repetita, le 28 avril 2019, toujours au domicile conjugal. Cette fois-ci, les rôles s’inversent et c’est Laïla qui annonce vouloir arrêter les frais avec Anthony. "Il n’accepte pas et fait tomber sa compagne de sa chaise. Il lui mord la joue et le nez et lui donne un coup de poing." Sans casier judiciaire, Anthony risque une peine d’un an de prison. La substitut Dutrifoy ne s’oppose pas à un sursis probatoire. Jugement attendu le 21 décembre prochain.