Charleroi

Si le dossier de G.V. est arrivé devant la cour d’appel, c’est parce que le ministère public réclamait une peine "dissuasive et exemplaire" : la mère de famille (le père s’est suicidé en prison entre-temps) est poursuivie pour maltraitance. 


Sa fillette de six ans était nourrie aux couennes de jambon et au biberon de mayonnaise à l’eau depuis ses 2 ans. À l’école de Gosselies, les enfants fouillaient les poubelles tellement ils étaient affamés. 

Ils recevaient aussi des punitions corporelles, et une des filles, qui s’était fait caca dessus, aurait été obligée par son père à manger ses excréments. 

G.V. disait être sous l’emprise du père, mais le ministère public la considère comme complice pour n’avoir rien fait pour arrêter les faits. 

Absente, son avocat - qui n’a plus eu de nouvelles d’elle - n’a pas voulu la représenter. Arrêt le 17 octobre.