Si la volonté politique était déjà marquée dans le programme stratégique transversal (PST) du CPAS de Charleroi, la crise l’a rendue plus indispensable et urgente que jamais : "il faut rapprocher notre institution de ses bénéficiaires", résume Philippe Van Cauwenberghe. 

Alors que la crise sanitaire a imposé des changements de priorités, des solutions nouvelles ont émergé, comme la création d’une plateforme alimentaire. "Nous y sommes associés à une dizaine d’associations privées", note-t-il. "Désormais, les dons sont partagés et répartis plus équitablement. Si nous recevons des kits d’hygiène par exemple, nous en donnons à nos partenaires. Nous avons également complètement revu l’organisation des distributions qui s’effectuent dans les quartiers (colis de vivres, repas, kits de première nécessité) avec le privé." Objectif : augmenter l'efficacité. Lieux, dates, heures : la plateforme permet une meilleure coordination. Pour Van Cau, "cette mutualisation des moyens est l’un des rares point positifs issus de la pandémie." 

Dans le même esprit, le CPAS a décidé de maintenir ses douze ancrages locaux. Ce choix va à l’inverse de celui de son prédécesseur Eric Massin qui voulait en réduire le nombre. A l’exception des communes de Mont-sur-Marchienne, Goutroux, Roux et Ransart, le CPAS de Charleroi dispose d’une permanence dans chaque ancienne section. Même deux à Marchienne avec le bureau de la Docherie. "La crise a montré à quel point il était important d’être présent au plus près de nos usagers. Les interdictions de se déplacer ou la peur de sortir de son quartier nous imposent de concrétiser au plus vite notre projet d’antenne sociale mobile, le fameux bus du CPAS. Au-delà de nos investissements dans les antennes de Monceau et Montignies-sur-Sambre, nous avons inscrit ce projet à l’agenda de nos priorités de 2021. J’espère pouvoir le mettre en service dès le premier trimestre."