"ArcelorMittal confirme avoir lancé un processus d'examen du portefeuille d'Industeel pour déterminer si une structure d'actionnariat différente, par exemple des partenariats, pourrait renforcer l'entreprise", communique à l'agence Belga un porte-parole du groupe sidérurgique en Belgique. C'est l'ensemble de la filiale qui est à vendre, et non juste les activités à Charleroi, insiste-t-il.

Industeel est spécialisée dans la production de tôles laminées à chaud et forgées, de lingots et de pièces forgées en acier. Elle emploie 2.300 personnes en France et en Belgique, dont un millier à Charleroi. 

Avec un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros en 2019, l'entreprise connaîtrait cependant quelques difficultés : d'après les prévisions de la FGTB, l'entreprise devrait être à l'équilibre pour le bilan 2020, mais "l'année 2021 sera difficile", note Alain Pelgrims, président de la délégation à Industeel. D'où des inquiétudes, justement. "Parce qu'une vente comme celle-là, ça se fait rarement sans casse sociale", s'inquiète encore le syndicaliste. "A partir du moment où il y a vente, il y a toujours une inquiétude parce que tout dépend de qui rachète." 

Cependant, la CSC Metea, elle, se voulait plutôt rassurante en parlant à nos confrères de Télésambre, "nous avons l'information depuis plus d'un an" dit le syndicat chrétien mais il précise aussi rester attentif en cas d'irrégularités. Toujours sur Télésambre, la SOGEPA indique qu'une fermeture est très peu probable, et que des ventes d'entreprises se font régulièrement.

On en saura plus vendredi, puisqu'un conseil d'entreprise extraordinaire se tiendra, dès 11 heures. "On imagine qu'ils vont confirmer la mise en vente, mais on n'a aucune information aujourd'hui", note encore la FGTB.