L’ASBL Nos Vilâdjes a distribué de nombreux tracts ce samedi au rond-point du marcheur.

Ce samedi matin, l’association Nos Vilâdjes et les comités de quartier ont organisé une manifestation au rond-point du marcheur durant près d’une heure.

La raison ? Au moment de la négociation de la Déclaration de Politique Régionale (DPR) Wallonne, les associations citoyennes locales ont souhaité sensibiliser les partis politiques du nouveau gouvernement wallon aux problèmes de sécurité de la nationale 5 et relancer le projet de l’E420.

Un dossier qui date d’une trentaine d’années. "Il faut vraiment qu’on arrête de faire du chipotage", lance le vice-président de l’association Nos Vilâdjes, Daniel Van Daele. "Il est temps que le gouvernement passe à l’acte. Nous souhaitons qu’il lance le projet initié par le MET (Ministère des Travaux Publics) qui date de 2001."

Un tracé , qui se situerait à deux kilomètres de l’actuelle Nationale 5 et qui traverserait la commune de Ham-sur-Heure/Nalinnes. "Ce qui permettra d’absorber tout le trafic autoroutier et de relier Charleroi à la France en passant par Couvin."

Actuellement, cette route est, selon Daniel Van Daele, complètement saturée. En effet, près de 52.000 véhicules dont 22.000 camions empruntent quotidiennement cette route. Demain, avec le contournement de Couvin et la nouvelle autoroute française, 75.000 véhicules dont 30.000 camions utiliseront cet axe autoroutier situé près des habitations et des commerces.

De plus, cette route régionale est la cause de plusieurs accidents depuis quelques mois. En effet, trois accidents graves dont deux mortels ont eu lieu sur cette nationale qui compte près de 29 carrefours entre Somzée et Couillet.

C’est pourquoi ce samedi, pour tenter de faire réagir les politiciens, les organisateurs ont ainsi distribué un millier de tracts aux automobilistes. Ce qui a, au passage, causé quelques bouchons.

Malgré les ralentissements, la manifestation a été approuvée par les automobilistes. "Il est temps que cela bouge car la situation devient catastrophique", lance une automobiliste.

D’autres ont d’ailleurs participé à cette action. "Je vais aller me garer et manifester avec vous", précise un autre automobiliste de passage au centre commercial du Bultia.

Du côté des politiciens communaux, il faut évidemment trouver une solution. "Elle doit être costaude et être la moins préjudiciable pour nos citoyens", explique l’échevin gerpinnois en charge de la mobilité, Denis Gorez (cdH).

Cette manifestation a eu le don de faire réagir le ministre wallon des travaux publics, Carlo Di Antonio (cdH). "Il nous a appelés ce vendredi. Nous allons le rencontrer ce mardi à 14h30. Cela nous permettra de lui exposer notre point de vue sur ce dossier", conclut Daniel Van Daele.