Les verreries se sont énormément développées dans la région au XVIIIe siècle.


Au XVIIIe siècle, les verreries se développent énormément dans la région de Charleroi. C’est d’ailleurs à Charleroi que le verre est le plus produit. Ce n’est bien sûr pas un hasard si les verreries se développent autant dans notre région.

En 1667, le roi de France donne un octroi pour installer le verre à Charleroi. "Pourquoi à Charleroi ? Tout d’abord pour la présence de charbon. Ensuite par la présence de la Sambre, ça voulait dire que l’on pouvait faire venir les matières premières facilement et envoyer le travail fini par après. Finalement, il y avait une forteresse à Charleroi, ce qui offrait une protection aux verriers", explique Véronique Thomas, conservatrice au Musée du verre à Marcinelle. C’est au XVIIIe siècle que l’activité se développe vraiment. De la main-d’œuvre allemande arrive avec une nouvelle technique, le soufflage au canon.

En 1880, Charleroi comportait 23 verreries avec 20 000 ouvriers. En 1881, le four à bassin arrive, ce qui diminue le nombre d’ouvriers et de verreries malgré une plus grande production. Il ne reste que 19 verreries et 10 000 ouvriers. Le savoir-faire reste très artisanal. Lors de la Première Guerre mondiale, la concurrence étrangère arrive. On y installe alors une machine, le nombre de main-d’œuvre diminue, ainsi que les verreries.

Aujourd’hui, il ne reste presque plus rien de cette activité. Ni à Charleroi ni ailleurs. "Il est d’ailleurs très difficile de retrouver des traces de ces activités. On ne sait pas deviner tout ça si on ne le sait pas. C’est à ça que sert le Musée du verre." Aujourd’hui, le verre n’est plus une activité industrielle, mais est travaillé sous forme artistique, mais que très peu. L’Académie de Charleroi travaille encore le verre, il y a également encore un collectif d’artisans.

Le Musée du verre permet également de découvrir des œuvres d’art et des démonstrations." Il y a un savoir-faire propre à la région. Charleroi a été un gros pilier de l’histoire du verre."