410 jeunes des provinces de Hainaut et de Liège doivent être parrainés entre 2015 et 2017.

Grace à la collaboration du réseau Be. Face et d’experts wallons, 410 jeunes des provinces de Hainaut et de Liège doivent être parrainés entre 2015 et 2017. Dans ce cadre, l’ASBL Pour la Solidarité renforce son réseau de mentors. Les personnes intéressées peuvent soumettre leur candidature. "Nous avons des profils très différents", explique Marie Garbar. Cela va du chef du personnel d’une PME à des travailleurs du secteur public. Manager de l’agence MicroStart de Charleroi (microcrédit pour les petites entreprises et les indépendants), Anna Tinebra s’est inscrite dans l’aventure. Les critères qui l’ont convaincue, c’est à la fois le dynamisme du projet et les valeurs qu’il porte : "On ne nous demande pas de ‘faire à la place’", mais de coacher le jeune, de l’aider à opérer ses propres choix de carrière.

Il n’y a pas non plus de pistonnage : "Le candidat doit effectuer ses recherches par lui-même, il doit exploiter les ressources de son propre réseau. Enfin, il y a la dimension du volontariat. Le jeune accepte une sorte de contrat moral en optant pour le mentorat, il est donc motivé. l’humain est au coeur du projet !" Anna Tinebra a suivi deux personnes :

"La première avait fait des études de stylisme durant ses humanités, elle voulait travailler dans le domaine de la mode.

Comme elle ne souhaitait pas quitter Charleroi, elle a pris conscience de la difficulté d’obtenir un emploi correspondant, c’est à Bruxelles et en Flandre que se concentrent les créateurs. Elle a donc décidé de s’orienter vers le commerce.

Et elle vient de décrocher un job dans une enseigne de prêt-à-porter. Mon rôle a consisté à développer son capital confiance. Comme elle avait un tempérament volontaire, les résultats sont arrivés très vite.

Le deuxième cas était plus compliqué puisque la candidate titulaire d’un diplôme d’humanités avait interrompu ses études pour obtenir un agrément d’agent de gardiennage, et travailler dans le domaine de la sécurité. Elle n’avait pas obtenu un seul entretien de sélection en 9 mois. Mes conseils lui ont permis d’avoir trois rendez-vous, et au bout du compte, son premier contrat d’intérim dans le secteur !"