La défense n'a pas contesté l'intention d'homicide, estimant que l'accusé avait fait des gestes qui ne pouvaient que causer la mort. Il s'agit donc d'un meurtre qui a été commis sur la personne d'Élodie De Petter, le 25 janvier 2019.

Me Cloet a expliqué aux jurés la théorie de l'excuse de provocation retenue par la jurisprudence, en mettant en exergue un arrêt rendu par la cour d'assises du Hainaut dans le cadre d'une autre affaire.

Comme l'avocat général, Me Thomas Cloet reconnaît que la relation entre Serge et Élodie était déséquilibrée. Il ajoute qu'elle était toxique.

L'avocat affirme que son client aimait Élodie De Petter, qu'il ne voulait pas la mettre dehors.

Le 25 janvier 2019, Serge a conduit Élodie à Charleroi, à deux reprises, pour acheter des produits stupéfiants et il a effectué deux retraits bancaires. Il a refusé la troisième fois, à 06h00 du matin. Il y a eu des mots échangés entre Serge, fatigué et frustré, et Élodie, intoxiquée.

Serge a perdu le contrôle dans un contexte qui, selon la défense, était difficile. Il a frappé Élodie et puis l'a étranglée.

L'accusé a pris la parole une dernière fois. "J'avais de sentiments pour elle, je l'aimais bien. Cela n'aurait pas dû arriver, je le regrette."

Après les répliques, le jury partira débattre sur la culpabilité. Un arrêt est attendu dans la journée.