Cette nuit-là, une dispute a éclaté au sein du couple. David Vens dit avoir saisi le couteau que Maria tenait en main et il lui a donné un coup dans le dos, lequel a provoqué la mort au cours de la nuit, après une lente agonie. Cette nuit-là, l'accusé et la victime étaient en état d'ivresse.

L'expert en toxicologie a déclaré devant la cour que le taux d'alcoolémie dans le sang de la victime était très élevé, plus de quatre grammes d'alcool par litre de sang quand le prélèvement a été fait. Il devait être de plus de cinq grammes au moment de la dispute qui a occasionné sa mort. "Ce n'est pas la première fois que je vois un taux aussi élevé", avoue l'expert. Ce dernier estime que Maria ne s'est pas rendu compte de sa chute du lit en raison de son état d'ivresse.

L'accusé était aussi en état d'ivresse et il aurait bu, selon l'expert, bien plus que les trois verres de whisky qu'il prétend avoir consommés.

La cour a ensuite auditionné le psychiatre et le psychologue qui ont réalisé l'expertise mentale. Le médecin a rencontré l'accusé en prison, lequel n'a pas nié les faits, parlant d'un coup de couteau qui a saigné très peu, ne s'inquiétant pas de l'état de santé de sa compagne.

Selon les experts, l'accusé présente un niveau intellectuel moyen et ne souffre d'aucune pathologie mentale. "Il y a une espèce d'idéalisation de la relation à laquelle il s'accroche", a déclaré le psychologue. Selon l'enquête, Maria avait manifesté son envie de quitter l'accusé.

L'accusé ne présente pas un profil antisocial et il n'est pas psychopathe. Le risque de récidive est très faible chez lui. "L'impulsivité et l'explosivité sont peu présentes chez lui", a déclaré le psychiatre.

L'accusé n'est pas connu pour des faits de violence.