Johnny Falise est détenu préventivement depuis trois ans, il n'a jamais fait l'objet d'une remise en liberté, contrairement à Francine Genicot, son ancienne compagne reconnue comme co-auteure des infractions, sauf pour la fraude informatique.

Me Puccini soutient que le casier judiciaire vierge de son client, âgé de 49 ans, est une circonstance atténuante, tout comme ses aveux "qui sont le début de l'amendement". L'avocat a poursuivi sa plaidoirie en insistant sur les effets de l'alcool et de la cocaïne sur le comportement de son client et de l'être humain en général. Il trouve, là aussi, une circonstance atténuante.

Le parcours de vie de Johnny Falise est aussi une circonstance atténuante pour sa défense. "Sa mère, alcoolique, l'a élevé au whisky. A l'âge de 14 ans, son père part en France et n'entretient plus aucun contact avec son fils, durant six ans. C'est à partir de l'abandon paternel qu'il a commencé à boire de l'alcool. Avant sa majorité, Johnny quitte la maison familiale et part à l'aventure. Il est papa à 19 ans et reproduit ce qu'il a vécu, ne s'occupant pas de son enfant, puis des suivants".

L'avocat pense que son client, en se prenant à son beau-père, "a fait un transfert", voulant s'en prendre à son propre père.

Enfin, l'avocat estime que son client n'aurait jamais dû rencontrer Francine Genicot car "ils se sont tirés vers le bas". Citant une émission télé, il considère que leur taux de compatibilité était inférieur à 10%. Pourtant, pendant plusieurs années, le couple entretenait une relation toxique, baignée dans l'alcool et la cocaïne. Pour financer ses assuétudes, le couple se faisait remettre des fonds par les victimes, dont les comptes étaient vidés les jours de paie.

"J'ai le sentiment qu'il n'est pas irrécupérable. Le condamner à perpétuité, c'est le laisser au milieu de l'océan", a conclu Me Puccini qui dit croire en la rédemption de Johnny Falise.