Sept femmes et cinq hommes composent le jury, et quatre femmes ont été désignées suppléantes mais l'une est manquante pour ce début de procès en raison de maladie.

Le 31 août 2019, à 9h25, le corps sans vie de Liliane Malréchauffe, 70 ans, est retrouvé dans son appartement du premier étage au numéro 25 de la rue Junius Massau, à Gosselies. La victime est étendue sur son côté droit, baignant dans une mare de sang.

Les policiers constatent la présence de plusieurs trous dans son tee-shirt au niveau de son cou et de son épaule gauche ainsi qu'un hématome important au niveau de son œil gauche.

L'autopsie révèle la présence de multiples plaies cervicales dont une traversant la région cervicale de part en part, de la gauche vers la droite et occasionnant une rupture de l'artère carotide commune de la veine jugulaire interne gauche.

Le 31 août 2019, vers 17h50, Alexandre Daunno se présente au poste de police de Colfontaine, dans le Borinage, pour se constituer prisonnier. Il apparaît calme et abattu tandis qu'il explique spontanément aux policiers "avoir fait une connerie".

Il explique qu'en rendant visite à son oncle à Gosselies, il a tué une dame âgée dans l'immeuble. Il dépose un sac en plastique contenant le couteau encore ensanglanté dont il déclare s'être servi.

La cour d'assises du Hainaut avait déjà prononcé à son encontre, le 26 mars 1998, une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour des faits qualifiés de vol avec violences avec arme. Alors qu'il exécutait cette peine, la chambre du conseil avait prononcé un internement en date du 3 janvier 2003 du chef de tentative d'assassinat en prison. Il avait été libéré sous conditions en date du 7 septembre 2015.

Il est défendu par Me Fabian Lauvaux et Me Fanny Hanot du barreau de Charleroi.

Les parties civiles sont représentées par Me Romain Bastianelli, Me Nabil Khoulalene, et Me Isabelle Vander Eyden, du barreau de Charleroi.

L'accusation est représentée par Catherine Schampaert, premier substitut du procureur du roi de Charleroi.

Le procès est présidé par Martine Baes, conseillère à la cour d'appel du Hainaut.