La défense a demandé à la cour de poser une question subsidiaire, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, à la question principale de culpabilité, le meurtre. Pour les défenseurs de M. Vens, l'intention d'homicide n'a pas été démontrée lors des auditions qui ont eu lieu lundi et mardi.

La prévention de coups et blessures involontaires a aussi été posée par la défense. "Cette question ne doit pas être posée, cela ne ressort pas des débats", a réagi Me Mathieu, avocat des parties civiles. Son confrère, Me Mohymont a partagé cet avis.

Du côté de l'accusation, l'avocat général n'est pas surpris, car la question a été posée lors de la procédure et la chambre des mises en accusation n'a pas suivi la défense . "Le fait sur lequel la cour doit statuer est un acte volontaire, cela résulte des débats"», a indiqué Anne Maschietto.

Les parties civiles et l'accusation démontreront que l'accusé était animé de l'intention de tuer quand il a frappé Maria Gonçalves Da Rocha d'un coup de couteau dans le bas du dos, la laissant agoniser dans un état d'ivresse durant toute la nuit.

L'accusé prétend qu'il a désarmé sa compagne, agressive et en état d'ivresse, du couteau qu'elle tenait en main. Il lui a donné un coup de couteau, d'une profondeur de 44 millimètres, qui a occasionné la mort. Il ne s'est pas inquiété, car la plaie ne saignait pas. Il conteste l'intention d'homicide.