D. connaissait Francine Genicot, avec laquelle il s'entendait bien. Il savait que son père consommait de l'alcool et de la cocaïne, comme Francine. Lors de son interrogatoire, le fils a évoqué de nombreuses disputes entre Johnny et Francine. Il dit avoir été témoin de scènes violentes.

Le témoin connaissait Jacques Hubinon, qui était en couple avec sa grand-mère durant des années. Il le qualifie "d'homme en or, très gentil avec moi". Il savait que son père demandait de l'argent à Jacques régulièrement.

Selon l'analyse de la téléphonie, le fils a eu trois contacts avec son père, le 28 avril vers une heure du matin. "C'était pour mon anniversaire", répond le témoin, confirmant ce que son père avait déclaré, vendredi dernier.

Une cinquantaine de SMS ont été échangés avec Francine entre le 28 avril et le 3 mai. "Je voulais aller à l'enterrement de Jacques", dit le témoin qui conteste avoir évoqué "des coups portés par son père à son grand-père" avec Francine. L'avocat général note que des SMS ont été échangés le 27 avril au soir. Le témoin ne s'en souvient pas

Quelques jours plus tard, il a croisé Francine dans un magasin. Il a déclaré que Francine avait éclaté en larmes durant dix secondes, déclarant que ce que son père avait fait n'était pas bien. "Elle faisait de la comédie et je n'ai pas donné suite".

Le témoin savait que son père et Francine allait "se servir" chez Jacques Hubinon. "Francine savait, via une application sur son GSM, quand l'argent tombait sur le compte". Francine conteste cette déclaration, alors que Johnny confirme la déclaration de son fils.

D. refusait d'aller voir son père en prison, car il n'acceptait pas ce qu'il avait fait à Jacques, "qui l'a toujours aidé, qui a toujours été là pour lui". Toutefois, ils ont gardé contact après l'incarcération. "Il m'a demandé d'aller voir Marie Simon pour avoir de l'argent, trois cents euros. Je suis allé et je lui ai passé le téléphone. Elle a refusé, je n'y suis pas retourné".

Il a échangé une trentaine de SMS avec la fille de Francine, qui était au courant des faits. "Mon père m'avait demandé de rechercher du linge et je l'ai contactée. Il n'y a pas eu plus d'échanges que cela".

Le témoin décrit son père comme "violent quand il a bu", mais "calme à sang frais". Il ajoute qu'il est bagarreur et qu'il ne respecte pas les femmes. Il confirme que tout allait bien entre son père et Francine, "tant qu'il y avait de l'argent".

Enfin, le fils de Johnny Falise soupçonne le policier qui a retranscrit ses déclarations de ne pas avoir bien fait son travail, car il ne reconnaît pas certains passages. Il a pourtant signé cette déclaration.

M. Falise, fille de Johnny, a témoigné dans la foulée. "Mon père n'a jamais été présent et il ne connaissait pas ma date d'anniversaire. Ce que je connais de lui est la violence, il frappait sur ma maman", a-t-elle déclaré devant la cour. Une scène l'a marquée. "Je me souviens, c'était à Noël. Ma mère ne voulait pas ouvrir la porte, car il avait bu. Il tapait sur la porte. Elle avait peur de lui".

La jeune femme a eu des contacts avec Francine Genicot, laquelle lui a dit que son père avait frappé son grand-père. "J'ai demandé à Marie, qui s'est mise en boule dans le lit car Francine criait. Elle a balancé un plateau de tabac à la tête de cette vieille dame. Je me suis dit que ce n'était peut-être pas la première fois qu'elle criait sur cette dame". Francine conteste: "ce sont des mensonges, je n'ai jamais voulu faire mal à Jacques et Marie"

Le témoin décrit Jacques Hubinon comme "un homme en or" qui aidait sa maman quand elle rencontrait des difficultés. "Il était comme mon grand-père".