Après l'épisode d'un interprète manquant, finalement résolu vers midi, le procès a connu un deuxième rebondissement, jeudi. Au terme de la lecture de l'acte d'accusation, la défense a constaté qu'il contenait des éléments qui ne se trouvent pas dans le dossier répressif. Ces pièces ont été déposées jeudi matin. Ces éléments seraient tirés d'un dossier à l'instruction, relatif à des coups de feu dont l'accusé fut victime, le 30 mars 2021. "Dans ce dossier, il avait été auditionné en tant que victime, sans l'aide d'un avocat. Il lui a été demandé s'il craignait des représailles des proches de Salih Kaya", a déclaré Me Mayence.

Pour la défense, cette façon de faire est une atteinte aux droits de la défense et au principe du débat contradictoire. L'accusation a répondu que ces pièces n'étaient relatives qu'à la moralité de l'accusé, lequel conteste les faits qui lui sont reprochés. L'avocate générale ne souhaite pas que ce procès soit reporté, pour la troisième fois. Toutefois, elle ne s'oppose pas au retrait de certaines pièces.

Abdulkarim Kaya est accusé du meurtre de Salih Kaya, commis à Lodelinsart, le 16 mai 2016. Il conteste être l'auteur du coup de couteau mortel. Il comparaît libre, "sous morphine" indique son avocat suite aux coups de feu dont il a été victime.

La cour est partie délibérer sur la demande de la défense. Le procès est une nouvelle fois suspendu.